Classifications Bijouterie, joaillerie, orfèvrerie, horlogerie (BJOH) (IDCC 3251) — à jour octobre 2026

Texte officiel des articles 75, 77, 62 de la convention collective Bijouterie, joaillerie, orfèvrerie, horlogerie (BJOH).

Source : Légifrance (DILA), base KALI, réutilisée sous Licence Ouverte 2.0. Dernière mise à jour : 11 octobre 2026. Ce texte n'a pas de valeur officielle ; seule la version publiée sur Légifrance fait foi. Voir la convention sur Légifrance

L'essentiel

Résumé fiche-paie.fr · ne remplace pas le texte

La grille de classification de 2023 remplace les classifications antérieures de la bijouterie et intègre les emplois repères de l'horlogerie (partie 3, préambule).

Chaque emploi est pesé selon quatre critères classants communs : savoir-faire technique, autonomie et initiative, dimension relationnelle, qualification et expérience (art. 75).

  • Ouvriers, collaborateurs et employés : niveaux 1 à 4 (art. 75).
  • Techniciens et agents de maîtrise : à partir du niveau 4 (art. 75).
  • Cadres : niveaux 5, 6, 7 et hors classification (art. 75 et art. 62).

Les niveaux vont de l'exécution (niveau 1) au pilotage et à l'orientation (niveau 7), le niveau hors classification correspondant à la définition et au pilotage de la stratégie de l'entreprise (annexe 1 de la partie 3).

Dans son niveau, chaque salarié reçoit un échelon de 1 à 4 selon son degré de maîtrise de chaque critère, noté de 1 à 4 points, la qualification et l'expérience n'étant pas notées pour les niveaux 5 à 7 (annexe 2 de la partie 3).

Un non-cadre des niveaux 1 à 4 qui ne progresse pas dans la grille bénéficie du salaire minimum de l'échelon supérieur après 5 ans, puis de l'échelon d'origine plus deux après 5 nouvelles années, plus trois après 7 ans et plus quatre après 8 ans, dans la limite du niveau 4 échelon 4 (art. 77).

Les non-cadres ont un entretien d'évaluation tous les deux ans et les cadres chaque année ; un cadre jeune diplômé passe à l'échelon supérieur après 2 ans sans progression et un salarié promu cadre est classé au moins au niveau 5 échelon 1 (art. 77).

Article sans numéro

Texte officiel · en vigueur depuis le 1er janvier 2024

Cette partie est destinée à se substituer intégralement aux dispositions antérieures de la convention collective relatives à la grille de classification, telles qu'elles résultent de l'avenant du 17 décembre 2007 et du 7 décembre 2007.

Elle a aussi pour finalité d'intégrer les emplois repères issus de la convention collective de l'horlogerie.

Les parties signataires ont été guidées par 5 objectifs :
1° La prise en compte de l'apparition de nouvelles organisations du travail, l'évolution des technologies et des modes de fabrication.
2° L'évolution de la gestion des ressources humaines intégrant des exigences de progression de carrière, de mobilité, de fidélisation du personnel et d'égalité professionnelle.
3° L'évolution en compétences des salariés, pour un métier fortement exposé à la concurrence internationale, et où la qualité du savoir-faire est un avantage compétitif incontestable.
4° La nécessaire attractivité du métier pour les jeunes, en prévision du déficit démographique national et de la concurrence qui va s'exercer avec d'autres secteurs.
5° Tenir compte des principes d'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans l'élaboration des critères classants et de la grille de classification des emplois en résultant.

À cet effet, les parties signataires se sont attachées à mettre en œuvre un dispositif cohérent, homogène et durable de classification des emplois.

Ce dispositif a vocation à :
– prendre en compte la diversité des activités professionnelles et des systèmes d'organisation existant dans le secteur de la fabrication de la bijouterie joaillerie orfèvrerie et activités qui s'y rattachent en s'adressant à tout type d'entreprises ;
– proposer un outil de gestion des ressources humaines, d'analyse, d'évaluation des emplois et des compétences individuelles dont l'objectif est d'accroître et reconnaître les compétences individuelles des salariés ;
– contribuer à valoriser les métiers de la profession, notamment auprès des jeunes diplômés ;
– instaurer une grille des salaires minima conventionnels adaptée aux réalités des emplois ;
– instaurer une prime rémunérant l'ancienneté indépendamment de la valorisation de l'acquisition de compétences individuelles et de la progression de carrière.

Ces dispositions ont un caractère impératif. Les entreprises de la branche ne peuvent donc prévoir des dispositions contraires sauf si elles sont équivalentes ou moins favorables que celles prévues ci-après.  (1)

(1) Compte tenu de l'ordonnancement des niveaux de négociation issu de l'ordonnance n° 2017-1385 du 22 septembre 2017, le dernier alinéa du préambule de la partie 3 sur les classifications de la convention collective est étendu sous réserve de l'application des articles L. 2253-1 à L. 2253-3 du code du travail tels qu'interprétés par la décision du 13 décembre 2021 n° 433232 dont il ressort que « si la convention de branche peut retenir que les salaires minima hiérarchiques s'appliquent aux rémunérations effectives des salariés résultant de leurs salaires de base et de certains compléments de salaire, elle ne peut, lorsqu'elle prévoit l'existence de primes, ainsi que leur montant, indépendamment (…) de la définition des garanties applicables en matière de salaires minima hiérarchiques, faire obstacle à ce que les stipulations d'un accord d'entreprise en cette matière prévalent sur celles de la convention de branche, y compris si elles y sont moins favorables ».  
(Arrêté du 28 juin 2024 - art. 1)

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Article 75 — Méthode de classification professionnelle

Texte officiel · en vigueur depuis le 1er janvier 2024

La diversité des entreprises visées par le champ d'application de l'avenant a créé pour les parties signataires l'obligation de trouver une méthode de classification adaptable à l'ensemble des entreprises concernées et à toutes les fonctions.

La méthode retenue repose sur quatre critères classant communs à tous les emplois, permettant d'apprécier objectivement les composantes de chaque emploi et le degré de maîtrise par chaque salarié de son emploi.

Les critères classants sont les suivants :
– savoir-faire technique ;
– autonomie/initiative ;
– dimension relationnelle ;
– qualification/expérience.

Il n'est pas établi de tableau de concordance entre la nouvelle grille de classification et les classifications professionnelles initialement prévues par la convention collective nationale dans la mesure où il n'y a aucune correspondance entre elles.

75.1. Mise en œuvre de la méthode dans l'entreprise

Définition des emplois

Chaque emploi identifié dans l'entreprise fait l'objet d'une définition comprenant les rubriques suivantes :
– description synthétique ;
– missions principales ;
– compétences requises ;
– famille d'emplois.

Positionnement des emplois par niveau

Chaque emploi identifié et défini dans les conditions fixées au paragraphe 1.1 fait l'objet d'une pesée par niveau de contribution, en fonction des critères classant visés à l'annexe 1. Un lexique des principaux termes utilisés destiné à faciliter cette pesée des emplois figure en annexe 3.

Les emplois repères ont été choisis comme étant représentatifs des activités et des compétences nécessaires au fonctionnement des entreprises de la branche.

Positionnement par échelon

Chaque salarié se voit attribuer un échelon dans son niveau en fonction de son degré de maîtrise de chacun des critères classant tel que défini à l'annexe 2 (2.1).

Pour ce faire, à chaque degré de maîtrise correspond un nombre de points ; la somme des points détermine l'échelon, tel que précisé dans l'annexe 2 (2.2).

Positionnement par catégories professionnelles

Les catégories professionnelles ouvriers, collaborateurs et employés relèvent des niveaux 1 à 4 de la classification.

Les catégories professionnelles techniciens et agents de maîtrise relèvent au minimum du niveau 4 de la classification.

La catégorie professionnelle cadre relève des niveaux 5, 6, 7 et HC de la classification.

Emplois repères

L'annexe 4 définit une liste des emplois repères.

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Article 77 — Évolution de carrière

Texte officiel · en vigueur depuis le 1er janvier 2024

77.1. Personnel non-cadre

Entretien d'évaluation individuelle

Le personnel non-cadre bénéficiera d'un entretien d'évaluation individuelle tous les deux ans, au cours duquel seront définis les objectifs quantitatifs et/ou qualitatifs à atteindre.

Ces dispositions ne font pas obstacle à l'application des dispositions de la convention collective relatives à l'entretien professionnel en matière de formation professionnelle.

Évolution automatique du positionnement

Les salariés positionnés dans les quatre premiers niveaux de la grille de classification qui ne progresseraient pas dans cette grille, pour quelque raison que ce soit, bénéficieront d'une évolution de leur garantie minimale de rémunération dans les conditions suivantes :
– les salariés qui n'auront pas progressé dans la nouvelle grille durant cinq années pourront prétendre pour l'avenir au salaire minimum applicable à l'échelon immédiatement supérieur à celui dont ils relèvent ;
– au terme d'une nouvelle période de 5 ans sans progression, le salaire minimum applicable sera celui de l'échelon d'origine plus deux ;
– au terme d'une nouvelle période de 7 ans sans progression, le salaire minimum applicable sera celui de l'échelon d'origine plus trois ;
– au terme d'une nouvelle période de 8 ans sans progression, le salaire minimum applicable sera celui de l'échelon d'origine plus quatre,
et ce, dans la limite du niveau 4 échelon 4.

Ainsi, à titre d'exemple, le salarié classé au niveau 1 échelon 1 bénéficiera du salaire minimum du niveau 1 échelon 2 au bout de cinq ans sans progression dans la classification, puis du salaire minimum du niveau 1 échelon 3 au bout de 10 ans sans progression, puis du salaire minimum du niveau 1 échelon 4 au bout de 17 ans sans progression et enfin, du salaire minimum du niveau 2 échelon 1 au bout de 25 ans sans progression.

77.2. Personnel cadre

Entretien d'évaluation individuelle

En vue de favoriser les évolutions de carrière, les entreprises réaliseront chaque année un entretien annuel d'évaluation individuelle pour les cadres, au cours duquel seront définis les objectifs qualitatifs et quantitatifs à atteindre ; pour les cadres jeunes diplômés, l'entretien portera, en sus, au bout de deux ans, sur leur intégration dans l'entreprise et leur évolution professionnelle.

Évolution automatique du positionnement

Les personnels non cadres accédant à la catégorie des cadres en interne seront positionnés au minimum au niveau 5 échelon 1 de la grille des classifications.

Par ailleurs, les cadres jeunes diplômés passeront automatiquement, au bout de deux ans sans progression dans la classification, à l'échelon immédiatement supérieur à celui dont ils relevaient initialement.

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Article 62 — Critères fondamentaux

Texte officiel · en vigueur depuis le 1er janvier 2024

Les cadres doivent répondre, sans préjudice des dispositions relatives aux classifications, aux trois critères ci-après :
– posséder une formation scientifique, technique ou artistique, commerciale, administrative ou juridique, comptable ou financière sanctionnée par un diplôme d'État ou des connaissances équivalentes et occuper un poste impliquant la mise en œuvre effective de ces connaissances ;
– exercer leurs fonctions dans des conditions comportant initiatives, responsabilités et pouvoir, par délégation explicite de l'autorité de l'employeur, engager directement l'entreprise elle-même ;
– sauf pour certains postes, exercer un commandement sur un ou plusieurs agents de maîtrise et, par leur intermédiaire, sur des ouvriers ou employés.

La qualification de cadre est acquise à partir du niveau V de la grille de classification.

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Article sans numéro

Texte officiel · en vigueur depuis le 1er janvier 2024


Niveaux 1 à 7


Niveaux Savoir-faire technique Autonomie initiative Dimension relationnelle
Niveau 1 : Exécution La contribution attendue est d'exécuter des tâches et opérations tout en respectant les consignes données. Réalise des opérations simples/répétitives ne requérant qu'une faible mise au courant. Respecte les consignes. Échange avec les membres de son équipe.
Niveau 2 :
Réalisation
La contribution attendue est de réaliser des actions et/ou des opérations sur machines plus ou moins complexes en respectant des contraintes et recommandations. Réalise des opérations nécessitant un niveau d'enseignement spécialisé. Effectue des vérifications de conformité sur ses propres opérations. Adapte un mode opératoire dans le cadre de contraintes et recommandations. Intègre tant les phases de travail d'autres membres de son équipe que l'impact de son travail sur l'équipe.
Niveau 3 :
Expertise/Application
La contribution consiste à réaliser des opérations complexes. Effectue des opérations complexes nécessitant une réelle expérience dans le métier. Choisit les meilleures solutions pour atteindre un résultat final technique. S'adapte à des solutions diverses dans la mise en œuvre de son savoir-faire technique.
Niveau 4 :
Adaptation/Coordination
La contribution consiste à réaliser des opérations faisant référence dans le métier ou à superviser l'activité d'équipe(s) sous plusieurs dimensions (technique, productivité, qualité…). Procède aux opérations les plus complexes du métier. Doit apporter, dans le cadre d'objectifs fixés, des solutions innovantes. Transmet son savoir-faire et apporte un soutien dans la résolution des problèmes les plus complexes du métier, ou coordonne les travaux de plusieurs équipes au sein d'un même domaine.
Niveau 5 :
Animation/Optimisation
La contribution consiste à optimiser les plans d'actions. Développe des méthodologies de travail, provenant de connaissances approfondies dans un domaine d'activité. Participe à la fixation de ses objectifs, dont il propose et met en œuvre les plans d'actions. Intègre le fonctionnement et les objectifs d'autres services de l'entreprise dans ses choix quotidiens. Participe à l'encadrement d'une équipe.
Niveau 6 : Développement/Déclinaison/Stratégie La contribution consiste à décliner la stratégie dans son domaine d'activité. Du fait de son expérience développe des connaissances approfondies dans son domaine et élargies à d'autres domaines. Dans son domaine d'activité, participe à la définition d'une politique et à la fixation d'objectifs pour lui ou pour d'autres. Intègre le fonctionnement et les objectifs, les politiques d'une large portée de l'entreprise dans ses choix à court et moyen termes. Supervise le travail de l'équipe dont il a la responsabilité.
Niveau 7 :
Pilotage/orientation
La contribution consiste à participer à l'élaboration de la stratégie. Développe des connaissances approfondies et élargies dans la plupart des domaines d'activités. Participe à la stratégie de l'entreprise. Propose la politique et examine sa déclinaison. Intègre les fonctions et les objectifs, les politiques de l'ensemble de l'entreprise dans ses choix de court et moyen terme. A la responsabilité d'une ou plusieurs équipes dont il encadre le travail.
Niveau HC (niveau hors classification)
Niveau HC La contribution consiste à définir la stratégie de l'entreprise et à la piloter dans sa totalité. Développe des connaissances approfondies dans l'ensemble des domaines d'activités. Fixe ou participe à l'élaboration la stratégie de l'entreprise Intègre le fonctionnement de toute l'entreprise, gère les relations au plus haut niveau dans la plupart des domaines d'activités avec les principaux interlocuteurs externes.

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Article sans numéro

Texte officiel · en vigueur depuis le 1er janvier 2024

2.1. Grille des critères classant

Cette grille permet de donner à chaque salarié selon le degré de maîtrise des critères classant un nombre de points qui détermine l'échelon.

Points Savoir-faire techniques Autonomie/initiative Dimension
relationnelle
Qualification expérience
4 Maîtrise dans toutes les situations. Maîtrise dans toutes les situations. Maîtrise dans toutes les situations. Au-delà des connaissances initiales, enrichit ses connaissances à des opérations de nature différentes.
3 Maîtrise dans les situations courantes et dans la plupart des situations inhabituelles. Maîtrise dans les situations courantes et dans la plupart des situations inhabituelles. Maîtrise dans les situations courantes et dans la plupart des situations inhabituelles. Au-delà des connaissances initiales, enrichit ses connaissances dans les réalisations d'opération similaires.
2 Maîtrise dans toutes les situations courantes. Maîtrise dans toutes les situations courantes. Maîtrise dans toutes les situations courantes. Actualise fréquemment ses connaissances.
1 En phase d'acquisition de technicité dans la plupart des situations courantes. En phase d'acquisition de technicité dans la plupart des situations courantes. En phase d'acquisition de technicité dans la plupart des situations courantes. En phase d'acquisition de technicité dans la plupart des situations courantes.

Le critère classant « qualification/expérience » n'entre pas dans le système de calcul des points pour les niveaux 5, 6 et 7.

2.2. Correspondance en nombre de points des degrés de maîtrise des critères classant

Pour les niveaux 1, 2 et 3, 4 Pour les niveaux 5, 6 et 7
Points Échelon Points Échelon
De 14 à 16 Échelon 4 De 11 à 12 Échelon 4
De 10 à 13 Échelon 3 De 8 à 10 Échelon 3
De 7 à 9 Échelon 2 De 6 à 7 Échelon 2
De 4 à 6 Échelon 1 De 3 à 5 Échelon 1

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