Période d'essai Syntec (IDCC 1486) — à jour octobre 2026

Texte officiel de l'article 3.4 de la convention collective Syntec, en vigueur depuis le 1er mai 2023.

Source : Légifrance (DILA), base KALI, réutilisée sous Licence Ouverte 2.0. Dernière mise à jour : 11 octobre 2026. Ce texte n'a pas de valeur officielle ; seule la version publiée sur Légifrance fait foi. Voir la convention sur Légifrance

L'essentiel

Résumé fiche-paie.fr · ne remplace pas le texte

La période d'essai et son renouvellement ne se présument pas : ils doivent figurer dans la proposition d'embauche ou le contrat de travail (art. 3.4).

  • ETAM, coefficients 240 à 250 : 2 mois maximum, renouvelable 2 mois maximum (art. 3.4).
  • ETAM, coefficients 275 à 500 : 3 mois maximum, renouvelable 3 mois maximum (art. 3.4).
  • Ingénieurs et cadres, coefficients 95 à 270 : 4 mois maximum, renouvelable 4 mois maximum (art. 3.4).

Le renouvellement est exceptionnel et demande un accord écrit du salarié et de l'employeur (art. 3.4).

En cas de rupture, un délai de prévenance s'applique selon le temps de présence : de 24 heures à 6 semaines pour l'employeur, de 24 à 48 heures pour le salarié. Il ne prolonge jamais la période d'essai ; s'il ne peut être respecté par l'employeur, une indemnité compensatrice est due (art. 3.4).

Après une rupture, le salarié dispose de 2 heures par jour ouvré pour rechercher un emploi ; elles ne sont pas rémunérées si c'est lui qui rompt (art. 3.4).

Article 3.4 — Période d'essai

Texte officiel · en vigueur depuis le 1er mai 2023

La période d'essai et la possibilité de la renouveler ne se présument pas. Elles sont expressément stipulées dans la proposition d'embauche ou le contrat de travail.

La durée de la période d'essai et de son renouvellement est la suivante :
– du coefficient 230 au coefficient 250 inclus de la grille de classification des emplois ETAM, la période d'essai est de 2 mois maximum. Elle peut être renouvelée pour une durée de 2 mois maximum ;
– du coefficient 275 au coefficient 500 inclus de la grille de classification des emplois ETAM, la période d'essai est de 3 mois maximum. Elle peut être renouvelée pour une durée de 3 mois maximum ;
– du coefficient 95 au coefficient 270 de la grille de classification des emplois ingénieurs et cadres, la période d'essai est de 4 mois maximum. Elle peut être renouvelée pour une durée de 4 mois maximum.

Le renouvellement de la période d'essai est exceptionnel et doit faire l'objet d'un accord écrit du salarié et de l'employeur.

Au cours de la période d'essai, les deux parties peuvent se séparer en respectant les délais de prévenance suivants :

Durées des délais de prévenance en cas de rupture de la période d'essai
Temps de présence dans l'entreprise À l'initiative de l'employeur À l'initiative du salarié
Inférieur à 8 jours 24 heures 24 heures
Entre 8 jours et 1 mois 48 heures 24 heures
Au-delà d'1 mois et jusqu'à 3 mois 2 semaines 48 heures
Au-delà de 3 mois et jusqu'à 6 mois 1 mois 48 heures
Au-delà de 6 mois et jusqu'à 8 mois 6 semaines 48 heures

La période d'essai, renouvellement inclus, ne peut être prolongée du fait de la durée du délai de prévenance. Ainsi, lorsqu'eu égard à la date de notification de la rupture de la période d'essai, le délai de prévenance ne peut être respecté par l'employeur, son inexécution ouvre droit pour le salarié à une indemnité compensatrice. Cette indemnité est égale au montant des salaires et avantages que le salarié aurait perçus s'il avait accompli son travail jusqu'à l'expiration du délai de prévenance, indemnité compensatrice de congés payés comprise.

L'indemnité compensatrice n'est pas due au salarié en cas de dispense d'exécution du délai de prévenance sollicitée par le salarié et acceptée par l'employeur.

Pendant la période d'essai, la durée des absences autorisées pour la recherche d'emploi doit être calculée sur la base de 2 heures pour chaque jour ouvré compté entre la date de notification de la rupture de la période d'essai, d'une part, et la fin de l'activité du salarié dans l'entreprise, d'autre part.  

Lorsque la rupture est à l'initiative du salarié, les heures d'absences autorisées pour la recherche d'emploi ne donnent pas lieu à rémunération.

NOTA : Coefficient des ouvriers et employés : au lieu de « 230 », lire « 240 » à compter de l'entrée en vigueur de l'avenant n° 2 du 29 septembre 2022. (Avenant n° 2 du 27 octobre 2022, art. 8 - BOCC 2022-49).

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Texte intégral de la convention Syntec