Ancienneté Menuiseries, charpentes et constructions industrialisées (IDCC 3222) — à jour octobre 2026

Texte officiel des articles 20, 3, 33.8, 16, 33.4 de la convention collective Menuiseries, charpentes et constructions industrialisées.

Source : Légifrance (DILA), base KALI, réutilisée sous Licence Ouverte 2.0. Dernière mise à jour : 11 octobre 2026. Ce texte n'a pas de valeur officielle ; seule la version publiée sur Légifrance fait foi. Voir la convention sur Légifrance

L'essentiel

Résumé fiche-paie.fr · ne remplace pas le texte

Une prime d'ancienneté mensuelle est prévue pour les ouvriers, employés, techniciens et agents de maîtrise ; son montant, fixé pour 151,67 heures selon le coefficient, progresse par paliers à 3, 6, 9, 12 et 15 ans d'ancienneté (art. 20).

La grille des montants est renégociée chaque année avec les salaires ; la grille en vigueur figure en annexe 1 de l'accord du 8 avril 2026 (art. 20 ; art. 3 de l'accord du 8 avril 2026).

Les ouvriers ayant plus de 20 ans d'ancienneté reçoivent un supplément d'indemnité de congés égal à 1 jour ouvrable, porté à 2 jours après 25 ans et à 3 jours après 30 ans ; ces jours peuvent être pris en accord avec l'employeur (art. 33.8).

Les périodes d'activité dans la réserve opérationnelle sont assimilées à du travail effectif pour les avantages liés à l'ancienneté (art. 16).

Le congé de présence parentale compte pour la moitié de sa durée dans les avantages liés à l'ancienneté (art. 33.4).

Article 20 — Prime d'ancienneté

Texte officiel · en vigueur depuis le 1er août 2019

La grille des montants de la prime d'ancienneté, base 151,67 heures, est négociée chaque année au moment de la négociation annuelle sur les salaires. Elle figure ci-après et figurera ensuite en annexe I de l'accord sur les salaires.

Cette grille s'appliquera à compter du 1er jour du mois qui suit l'extension de la présente convention collective.

Grille des montants mensuels de la prime d'ancienneté applicable à compter du 1er jour du mois qui suit l'extension de la présente convention collective

Base : 151,67 heures.

A. – Grille « ouvriers » et « employés »

(En euros.)

Emploi Coef.
hiérarchique
Ancienneté
3 ans 6 ans 9 ans 12 ans 15 ans
N1 E unique 100 36,44 72,89 109,33 145,79 182,23
N2 E1 115 37,40 74,80 112,20 149,57 186,98
N2 E2 120 37,72 75,42 113,14 150,86 188,57
N2 E3 125 38,03 76,07 114,08 152,11 190,15
N3 E1 135 38,66 77,31 115,98 154,66 193,30
N3 E2 140 38,97 77,96 116,94 155,91 194,88
N3 E3 150 39,62 79,22 118,82 158,43 198,06
N4 E1 160 40,24 80,48 120,74 160,97 201,22
N4 E2 170 40,87 81,75 122,63 163,50 204,37
N4 E3 180 41,51 83,02 124,52 166,03 207,53
N5 E unique 190 46,30 92,60 138,89 185,19 231,51

B. – Grille « techniciens » et « agents de maîtrise »

(En euros.)

Emploi Coef.
hiérarchique
Ancienneté
3 ans 6 ans 9 ans 12 ans 15 ans
N5 E1 185 45,07 90,16 135,23 180,33 225,40
N5 E2 190 46,30 92,60 138,89 185,19 231,51
N5 E3 210 51,17 102,34 153,51 204,69 255,87
N6 E1 230 56,06 112,09 168,14 224,19 280,23
N6 E2 265 64,58 129,16 193,71 258,30 322,88
N6 E3 300 73,10 146,21 219,31 292,41 365,52
N7 E unique 310 75,54 151,08 226,63 302,16 377,70

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Extrait de : Accord du 8 avril 2026 relatif aux salaires et aux primes d'ancienneté

Article 3 — Prime d'ancienneté

Texte officiel · en vigueur depuis le 1er mai 2026


La grille des montants de la prime d'ancienneté, base 151,67 heures, figure en annexe 1 de l'accord.

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Article 33.8 — Indemnité ou congé d'ancienneté

Texte officiel · en vigueur depuis le 1er août 2019

Les ouvriers ayant plus de 20 ans d'ancienneté dans l'entreprise bénéficieront d'un supplément d'indemnité égal au montant de l'indemnité correspondant à un jour ouvrable de congé ; ce supplément est porté à 2 jours après 25 ans et à 3 jours après 30 ans d'ancienneté.

Cependant, les jours correspondant à ce supplément pourront être effectivement pris, en accord avec l'employeur, compte tenu des nécessités du service.

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Article 16 — Service national

Texte officiel · en vigueur depuis le 1er août 2019

Tout jeune salarié ou apprenti, âgé de 16 à 25 ans né après le 31 décembre 1978 pour les garçons et après le 31 décembre 1982 pour les filles, est autorisé à s'absenter de manière exceptionnelle pour participer à la journée défense et citoyenneté.

La journée défense et citoyenneté est un cas d'absence rémunéré par l'employeur ; elle est assimilée à un jour de travail effectif pour la détermination de la durée du congé annuel. Comme elle n'entraîne pas de réduction de la rémunération, l'employeur doit verser au salarié le salaire qu'il aurait perçu s'il avait travaillé pendant cette journée.

Les périodes d'activité au titre d'un engagement à servir dans la réserve opérationnelle ou à la suite d'un appel ou d'un rappel des personnes soumises à l'obligation de disponibilité sont considérées comme des périodes de travail effectif pour les avantages légaux et conventionnels en matière d'ancienneté, d'avancement, de congés payés et de droits aux prestations sociales.

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Article 33.4 — Congé de présence parentale

Texte officiel · en vigueur depuis le 1er août 2019

Le congé de présence parentale est ouvert à tout salarié ayant la charge d'un enfant victime d'une maladie, d'un accident ou d'un handicap grave nécessitant une présence soutenue ou des soins contraignants, sans autre condition liée à l'ancienneté, à la nature du contrat de travail ou à l'effectif de l'entreprise. L'enfant doit cependant répondre aux conditions ouvrant droit aux prestations familiales : être âgé de moins de 16 ans, ou avoir entre 16 et 20 ans s'il perçoit une rémunération n'excédant pas 55 % du Smic.

La durée du congé est de 310 jours ouvrés au maximum, à prendre sur une période limitée à 3 ans pour un même enfant et un même accident, handicap ou maladie.

Ce congé peut être renouvelé en cas de rechute ou de récidive de la pathologie de l'enfant pour laquelle le premier congé a été accordé. Ce renouvellement suit les mêmes modalités que le congé initial.

C'est le certificat médical délivré par le médecin de l'enfant qui fixe la période au cours de laquelle le salarié sera autorisé à s'absenter pour s'occuper de son enfant. Ce certificat précise la gravité de la maladie, du handicap ou de l'accident qui rend nécessaire la présence d'une personne aux côtés de l'enfant et des soins contraignants dont la durée prévisible correspondra à celle du congé.

Le congé de présence parentale peut être pris en une seule fois ou de manière fractionnée, mais toujours par journées entières et non par demi-journées.

Le salarié souhaitant prendre un congé de présence parentale doit en informer son employeur, par lettre recommandée avec avis de réception ou remise en main propre contre décharge, au moins 15 jours avant la prise effective du congé. Sa demande doit être accompagnée du certificat médical établi par le médecin suivant l'enfant. La lettre du salarié devra comporter la date de début du congé ainsi que sa durée.

Le médecin de l'enfant doit indiquer dans le certificat médical la durée de la période au cours de laquelle le salarié peut bénéficier du droit à congé. Si celle-ci est supérieure à 6 mois, elle fait l'objet d'un réexamen au terme de ce délai, donnant lieu à l'établissement d'un certificat médical transmis à l'employeur.

Le salarié souhaitant prolonger son congé de présence parentale doit en informer l'employeur au moins 15 jours avant le terme prévu initialement, par lettre recommandée avec avis de réception ou remise en main propre contre décharge.

Il doit l'accompagner d'un certificat établi par le médecin de l'enfant, attestant que celui-ci nécessite une présence soutenue ou une prolongation de ses soins.

Lorsque le salarié opte pour un fractionnement du congé, il doit prévenir son employeur au moins 48 heures à l'avance à chaque fois qu'il souhaite prendre un ou plusieurs jours.

Pendant les jours de congé de présence parentale, le contrat est suspendu.

Le congé n'est pas rémunéré par l'employeur mais le salarié peut prétendre à une allocation journalière de présence parentale (AJPP) versée par la caisse d'allocations familiales.

Le congé de présence parentale est pris en compte pour la moitié de sa durée dans la détermination des avantages liés à l'ancienneté.

Il est intégralement pris en compte dans le calcul des droits acquis au titre du CPF.

Ces jours de congé sont considérés comme des périodes de travail effectif pour le calcul des congés payés dans la limite de 1 an.

À son retour dans l'entreprise, le salarié doit retrouver son emploi précédent, ou un emploi similaire assorti d'une rémunération au moins équivalente.

Le congé peut être interrompu pour cause de décès de l'enfant ou diminution importante des revenus. Dans ce cas, le salarié doit en informer l'employeur par lettre recommandée ou remise en main propre contre décharge au moins 10 jours ouvrés avant la date à laquelle il souhaite revenir dans l'entreprise.

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Texte intégral de la convention Menuiseries, charpentes et constructions industrialisées