Maladie et accident ETAM du bâtiment de la région parisienne (IDCC 2707) — à jour octobre 2026

Texte officiel des articles 36, 36.1, 36.2, 36.3 de la convention collective ETAM du bâtiment de la région parisienne.

Source : Légifrance (DILA), base KALI, réutilisée sous Licence Ouverte 2.0. Dernière mise à jour : 11 octobre 2026. Ce texte n'a pas de valeur officielle ; seule la version publiée sur Légifrance fait foi. Voir la convention sur Légifrance

L'essentiel

Résumé fiche-paie.fr · ne remplace pas le texte

Les absences pour maladie ou accident constatées par certificat médical ne rompent pas le contrat ; l'ETAM prévient l'entreprise au plus vite et envoie le certificat sous 48 heures (art. 36).

En cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle, l'employeur maintient les appointements mensuels pendant 90 jours, sans condition d'ancienneté, dans la limite de 3 mois à compter de l'arrêt (art. 36.2).

En cas de maladie ou d'accident non professionnels, le maintien des appointements pendant 90 jours suppose 1 an de présence dans l'entreprise ou 5 ans de service dans des entreprises du BTP ; à partir du 91e jour, l'ETAM est couvert par le régime de prévoyance (art. 36.2).

Sur une même année civile, le total du temps indemnisé à plein tarif ne peut dépasser ces durées ; le maintien est subordonné à la possibilité d'une contre-visite médicale (art. 36.2).

Sont exclus les accidents non professionnels dus à la pratique d'un sport ayant entraîné plus de 1 mois d'incapacité (art. 36.2).

L'entreprise avance les prestations si l'ETAM l'a subrogée, sans que le total perçu puisse dépasser la rémunération qu'il aurait touchée en travaillant (art. 36.1).

Hors accident du travail ou maladie professionnelle, l'ETAM dont l'absence impose un remplacement définitif peut être licencié ; il perçoit alors une indemnité spécifique égale à l'indemnité de préavis, sauf licenciement pour inaptitude (art. 36.3).

Article 36 — Incidence de la maladie ou de l'accident sur le contrat de travail

Texte officiel · en vigueur depuis le 1er février 2008


Les absences justifiées par l'incapacité temporaire de travail résultant de maladie ou d'accident, dûment constatées par certificat médical, ne constituent pas une cause de rupture du contrat de travail.
Sauf cas de force majeure, l'intéressé doit informer dans les plus brefs délais le chef d'entreprise ou son représentant du motif de son absence et lui faire parvenir un certificat médical du médecin traitant dans les 48 heures, le cachet de la poste faisant foi.

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Article 36.1 — Subrogation

Texte officiel · en vigueur depuis le 1er février 2008


Sous réserve que l'ETAM ait établi une subrogation en sa faveur, l'entreprise fait l'avance des prestations dues en cas de maladie, accident ou maternité.
Le montant total des prestations visées aux articles 36.2 et 37 ne pourra avoir pour effet d'excéder la rémunération qui aurait été perçue par l'ETAM s'il avait travaillé. Il sera tenu compte à cet effet de toutes les cotisations sociales et contributions sur salaire incombant à l'ETAM concerné.

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Article 36.2 — Prestations maladie

Texte officiel · en vigueur depuis le 1er février 2008

a) En cas d'arrêt de travail pour un accident ou une maladie couverts par la législation de la sécurité sociale relative aux accidents du travail et aux maladies professionnelles de tout ETAM, sans condition d'ancienneté, avec un maximum de 3 mois à dater de la cessation du travail ;
b) En cas d'arrêt de travail pour un accident ou une maladie non professionnels de tout ETAM justifiant de 1 année de présence dans l'entreprise ou de 5 ans de service, continus ou non, dans une ou plusieurs entreprises assujetties au décret du 30 avril 1949 sur les congés payés dans le bâtiment et les travaux publics, avec un maximum de 3 mois à dater de la cessation du travail,
les prestations suivantes seront dues :

– pendant les 90 premiers jours à compter du jour de l'arrêt de travail, l'employeur maintiendra à l'ETAM ses appointements mensuels, dans les conditions de l'article 36.1 ;
– à partir du 91e jour, l'ETAM sera couvert par le régime de base de prévoyance des ETAM mentionné à l'article 35 ;
– si l'ETAM est indisponible à plusieurs reprises, pour maladie ou accident pendant la même année civile, il ne peut exiger que le total du temps rémunéré à plein tarif excède la durée prévue aux a et b ci-dessus.
Faute d'avoir souscrit à un tel régime de prévoyance, l'employeur devra payer directement les indemnités correspondantes.
Le bénéfice du maintien de salaire, tel que défini aux paragraphes a et b ci-dessus, est subordonné à la possibilité, pour l'employeur, de faire contre-visiter l'ETAM indisponible par un médecin de son choix.
Pendant la période d'absence pour maladie ou accident, les allocations stipulées aux alinéas précédents seront réduites, le cas échéant, de la valeur des prestations à titre d'indemnités journalières que l'intéressé toucherait du fait des indemnités versées par le responsable de l'accident ou son assurance.
En cas d'accident causé par un tiers et non reconnu comme accident du travail, les paiements seront effectués sous réserve du versement des indemnités dues par le tiers responsable ou son assurance, et à la condition que l'intéressé engage les poursuites nécessaires.
Sont exclus des présents avantages les accidents non professionnels occasionnés par la pratique de sports ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à 1 mois.

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Article 36.3 — Indemnisation spécifique en cas de remplacement

Texte officiel · en vigueur depuis le 1er février 2008


Sauf en cas de maladie professionnelle ou en cas d'accident du travail, autre qu'un accident de trajet, l'employeur peut rompre le contrat de travail de l'ETAM indisponible pour maladie ou accident lorsque les nécessités de bon fonctionnement de l'entreprise justifient le remplacement à titre permanent du salarié.
Dans ce cas, l'ETAM percevra en outre une indemnité spécifique de préavis d'un montant égal à l'indemnité de préavis visée à l'article 50.1. Cette indemnité n'est pas due en cas de licenciement consécutif à l'inaptitude physique de l'ETAM.

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Texte intégral de la convention ETAM du bâtiment de la région parisienne