Déplacements ETAM du bâtiment de la région parisienne (IDCC 2707) — à jour octobre 2026

Texte officiel des articles 40, 40.1, 41, 42, 43, 44, 45, 46 de la convention collective ETAM du bâtiment de la région parisienne.

Source : Légifrance (DILA), base KALI, réutilisée sous Licence Ouverte 2.0. Dernière mise à jour : 11 octobre 2026. Ce texte n'a pas de valeur officielle ; seule la version publiée sur Légifrance fait foi. Voir la convention sur Légifrance

L'essentiel

Résumé fiche-paie.fr · ne remplace pas le texte

Les frais de voyage, de séjour et de représentation des déplacements occasionnels de courte durée sont remboursés sur justificatifs, de façon à assurer repas et chambre d'un confort normal ; un forfait de séjour peut être convenu à l'avance (art. 40).

L'ETAM dont le contrat prévoit un déplacement continu perçoit une indemnité forfaitaire fixée à l'avance (art. 40.1).

Au-delà de 1 semaine de déplacement, l'ETAM éloigné de sa famille proche est remboursé d'un voyage de détente hebdomadaire vers sa résidence déclarée (art. 41).

Les frais de déplacement ne sont pas payés pendant les congés, les jours de RTT pris hors du lieu de déplacement, les voyages de détente et certaines absences ; seuls les frais de logement effectivement engagés restent remboursés (art. 42).

L'ETAM qui utilise son véhicule personnel avec l'accord de l'entreprise est remboursé selon le barème de l'entreprise, au moins égal au barème fiscal, et l'assurance spécifique est à la charge de l'entreprise (art. 44).

En cas de maladie ou d'accident grave avec hospitalisation, l'entreprise facilite la venue d'un proche, notamment en remboursant son transport ; en cas de décès, elle prend en charge le transport du corps (art. 43).

Les frais d'un changement de résidence accepté sont à la charge de l'entreprise, y compris le dédit dû au logeur dans la limite de 3 mois de loyer ; l'ETAM reste indemnisé comme déplacé jusqu'à 1 an tant qu'il n'a pu installer sa famille (art. 45).

Licencié dans sa nouvelle résidence, l'ETAM est remboursé de ses frais de retour s'il revient dans les 6 mois suivant la notification du licenciement (art. 46).

Article 40 — Déplacements occasionnels

Texte officiel · en vigueur depuis le 1er février 2008


Les ETAM qui effectuent à la demande et pour le compte de l'entreprise des déplacements occasionnels de courte durée sont remboursés sur justification de leurs frais de voyage, de séjour et de représentation.
L'importance des frais dépendant du lieu où s'effectuent les déplacements, ils ne sauraient être fixés d'une façon uniforme. Ils sont remboursés de manière à assurer à l'ETAM des repas et une chambre répondant au standard normal de confort, selon les règles en vigueur dans l'entreprise.
Lors des déplacements occasionnels, le remboursement des frais de séjour peut être un forfait et fait l'objet d'un accord préalable entre l'entreprise et l'ETAM, en tenant compte des voyages prévus à l'article suivant.

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Article 40.1 — Déplacement continu

Texte officiel · en vigueur depuis le 1er février 2008


L'ETAM dont le contrat de travail mentionne qu'il doit travailler tout ou partie de l'année en déplacement continu a droit à une indemnité forfaitaire définie préalablement pendant la durée de ce déplacement.

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Article 41 — Voyages de détente hebdomadaires

Texte officiel · en vigueur depuis le 1er février 2008


Lors des déplacements supérieurs à 1 semaine, les ETAM éloignés de leur proche famille bénéficient du remboursement des frais d'un voyage de détente hebdomadaire vers leur lieu de résidence déclaré.
Lorsqu'un ETAM, amené à prendre son congé annuel au cours d'une période où il se trouve en déplacement, désire regagner sa résidence déclarée avant son départ en congé, ce voyage compte comme voyage de détente. La nouvelle période ouvrant droit à un voyage de détente part du jour du retour de congé.

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Article 42 — Paiement des frais de déplacement

Texte officiel · en vigueur depuis le 1er février 2008


Les frais de déplacement, ne constituant pas une rémunération mais un remboursement de dépenses, ne sont pas payés pendant les congés, les jours de RTT (sauf si les jours de RTT sont pris sur place à la demande de l'entreprise), les voyages de détente, les absences pour élections, convenances personnelles, maladies ayant donné lieu à rapatriement ou hospitalisation ; seuls sont remboursés, sur justification d'une dépense effective, les frais de logement.

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Article 43 — Maladie, accident ou décès pendant le déplacement

Texte officiel · en vigueur depuis le 1er février 2008


En cas de maladie, d'accident grave donnant lieu à hospitalisation ou de décès d'un ETAM en déplacement, l'entreprise donne toutes facilités à un proche de l'intéressé pour voir ce dernier, notamment par le remboursement des frais de transport. En cas de décès d'un ETAM en déplacement, les frais de transport du corps au lieu de résidence déclarée ou au lieu d'inhumation situé en France métropolitaine sont à la charge de l'entreprise.

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Article 44 — Moyens de transport, assurance

Texte officiel · en vigueur depuis le 1er février 2008


En cas de déplacement, le moyen de transport utilisé et les conditions d'assurance y afférant sont préalablement fixés en accord avec l'entreprise dans un souci de bonne gestion et dans des conditions de confort normales.
Lorsque, après accord avec son entreprise, un ETAM utilise pour l'exercice de ses fonctions un véhicule automobile lui appartenant, les frais occasionnés lui sont remboursés sur la base du barème en vigueur dans l'entreprise, qui ne peut être inférieur au barème fiscal. Dans ce cas, une assurance spécifique devra être souscrite et sera prise en charge par l'entreprise.

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Article 45 — Changement de résidence

Texte officiel · en vigueur depuis le 1er février 2008


En cas de changement de lieu d'emploi comportant changement de lieu de résidence fixe accepté par l'ETAM, les frais directement occasionnés par ce changement pour l'intéressé et sa famille proche sont à la charge de l'entreprise et payés sur justification. L'estimation de ces frais est soumise à l'entreprise préalablement à leur engagement.
Sauf accord individuel prolongeant ce délai en cas de nécessité, l'ETAM est considéré comme déplacé et indemnisé comme tel, dans la limite de 1 an, tant qu'il n'a pu installer sa famille dans la nouvelle résidence.
Les frais de changement de résidence ou de retour à la résidence initiale comprennent en particulier le remboursement du dédit éventuel à payer par l'ETAM à son logeur, dans la limite de 3 mois de loyer.
En cas de décès de l'ETAM au lieu de sa nouvelle résidence, les frais occasionnés par le rapatriement de sa famille (conjoint et personnes à charge) ainsi que les frais éventuels de retour du corps sont à la charge de l'entreprise, dans les conditions fixées ci-dessus.

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Article 46 — Retour à la résidence initiale

Texte officiel · en vigueur depuis le 1er février 2008


Tout ETAM qui, après un changement de résidence déterminé par l'entreprise, est licencié dans sa nouvelle résidence bénéficie du remboursement des frais directement occasionnés par son retour à sa résidence initiale.
Le remboursement est effectué sur présentation des pièces justificatives et n'est dû que si le retour de l'intéressé a lieu dans un délai de 6 mois à partir de la notification du licenciement.
Si, dans la même hypothèse, l'ETAM licencié s'installe dans un autre lieu que celui de sa résidence initiale, il bénéficie du remboursement des frais définis ci-dessus, dans la limite de ceux qu'aurait occasionnés son retour au point de départ.
Lorsqu'un ETAM reçoit un ordre de changement de résidence, si les coutumes locales ou la pénurie des locaux disponibles l'amènent à louer un logement avec un préavis de congé supérieur à 3 mois, il doit, au préalable, obtenir l'accord de son entreprise, faute de quoi celle-ci n'est tenue à lui rembourser que 3 mois de loyer.

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Texte intégral de la convention ETAM du bâtiment de la région parisienne