Maladie et accident Blanchisserie, pressing et location de linge (IDCC 2002) — à jour octobre 2026

Texte officiel des articles 9.4, 5, 4, 5.3.4, 5.2.1 de la convention collective Blanchisserie, pressing et location de linge.

Source : Légifrance (DILA), base KALI, réutilisée sous Licence Ouverte 2.0. Dernière mise à jour : 11 octobre 2026. Ce texte n'a pas de valeur officielle ; seule la version publiée sur Légifrance fait foi. Voir la convention sur Légifrance

L'essentiel

Résumé fiche-paie.fr · ne remplace pas le texte

Le salarié absent prévient l'employeur sans délai et confirme dans les 48 heures le motif et la durée probable de son absence (art. 5.2.1).

En cas d'incapacité due à une maladie ou un accident, le salarié ayant l'ancienneté requise reçoit un complément aux indemnités de la sécurité sociale et de la prévoyance pour atteindre 90 % puis 2/3 de sa rémunération brute (art. 9.4).

L'indemnisation commence au premier jour d'absence en cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle et au 8e jour calendaire en cas de maladie (art. 9.4).

  • De 6 mois (1 an en cas de maladie ou d'accident de trajet) à 5 ans d'ancienneté : 30 jours à 90 % puis 40 jours aux 2/3 (art. 9.4).
  • De 6 à 10 ans : 40 jours à 90 % puis 50 jours aux 2/3 (art. 9.4).
  • De 11 à 15 ans : 50 jours à 90 % puis 60 jours aux 2/3 (art. 9.4).
  • De 16 à 20 ans : 60 jours à 90 % puis 70 jours aux 2/3 (art. 9.4).
  • De 21 à 25 ans : 70 jours à 90 % puis 80 jours aux 2/3 (art. 9.4).
  • De 26 à 30 ans : 80 jours à 90 % puis 90 jours aux 2/3 (art. 9.4).
  • À partir de 31 ans : 90 jours à 90 % puis 100 jours aux 2/3 (art. 9.4).

Ces durées s'apprécient sur 365 jours glissants ; l'employeur peut organiser une contre-visite médicale (art. 9.4).

Les ETAM ayant au moins 2 ans de présence reçoivent pendant 1 mois la différence entre leur salaire moyen des 3 mois précédant l'arrêt et les indemnités perçues ; cette durée est portée à 2 mois en cas d'accident du travail ou de trajet, à 2 mois pour les techniciens et agents de maîtrise de plus de 5 ans d'ancienneté et à 3 mois au-delà de 10 ans (art. 5 de l'annexe II).

Les ingénieurs et cadres ayant au moins 1 an de fonction reçoivent pendant 2 mois la différence entre leur salaire et les indemnités perçues, en cas de maladie, de maternité ou d'accident ; cette durée est portée à 3 mois à partir de 5 ans (art. 4 de l'annexe III).

L'absence pour maladie ou accident n'est pas en soi un motif de licenciement ; si elle impose le remplacement définitif d'un salarié ayant au moins 2 ans d'ancienneté, le licenciement ne peut être engagé qu'après 6 mois d'absence (art. 5.3.4).

Article 9.4 — Maladie et accident

Texte officiel · en vigueur depuis le 18 janvier 2025

En cas d'absence au travail justifiée par l'incapacité résultant de maladie ou d'accident, les salariés ayant l'ancienneté requise recevront une indemnité en complément de celles perçues par les organismes de sécurité sociale, du ou des régimes de prévoyance (pour la part des prestations résultant des versements de l'employeur).

Le montant brut ainsi garanti sera égal à 90 % ou aux deux tiers (66,66 %) de la rémunération brute que le salarié aurait perçue s'il avait travaillé pendant la période d'indemnisation.

Lors de chaque arrêt de travail, les délais d'indemnisation commenceront à courir à compter du premier jour d'absence si celle-ci est consécutive à un accident du travail ou à une maladie professionnelle, et à compter du 8e jour calendaire d'absence en cas de maladie.

Les durées d'indemnisation, en fonction de l'ancienneté dans l'entreprise, seront les suivantes, pour les arrêts en cas d'accident du travail / maladie professionnelle ainsi que pour les arrêts en cas de maladie et d'accident de trajet :
– 6 mois (de 1 an pour la maladie et l'accident de trajet) à 5 ans d'ancienneté inclus : 30 jours calendaires à 90 % et 40 jours aux 2/3 ;
– au-delà de 5 ans d'ancienneté :

Durée de l'indemnisation en jours calendaires
De 6 à 10 ans d'ancienneté 90 % pendant les 40 premiers jours Puis 2 / 3 du salaire brut pendant les 50 jours suivants
De 11 à 15 ans d'ancienneté 90 % pendant les 50 premiers jours Puis 2 / 3 du salaire brut pendant les 60 jours suivants
De 16 à 20 ans d'ancienneté 90 % pendant les 60 premiers jours Puis 2 / 3 du salaire brut pendant les 70 jours suivants
De 21 à 25 ans d'ancienneté 90 % pendant les 70 premiers jours Puis 2 / 3 du salaire brut pendant les 80 jours suivants
De 26 à 30 ans d'ancienneté 90 % pendant les 80 premiers jours Puis 2 / 3 du salaire brut pendant les 90 jours suivants
À partir de 31 ans d'ancienneté 90 % pendant les 90 premiers jours Puis 2 / 3 du salaire brut pendant les 100 jours suivants

Le droit à l'indemnisation ne pourra dépasser les durées prévues ci-dessus sur une période de 365 jours glissants.

Les périodes d'arrêt pour accidents du travail, accident du trajet et maladies professionnelles étant considérées comme du temps de travail effectif, elles ouvrent droit à l'acquisition de congés payés et entrent dans le calcul de l'indemnité de congés payés.

Lorsque l'employeur est tenu à l'indemnisation complémentaire, il pourra demander une contre-visite médicale et contrôler que le salarié malade ou accidenté respecte les prescriptions quant aux heures de sortie autorisées.

À noter que l'annexe “ Employés, techniciens et agents de maîtrise ” ainsi que l'annexe “ Ingénieurs et cadres ” contiennent des dispositions en matière de durée d'indemnisation maladie spécifiques à ces personnels.

(1) L'article 9.4 est exclu de l'extension en ce qu'il contrevient à la hiérarchie des normes conventionnelles et plus précisément aux dispositions de l'article L. 2253-3 du code du travail.
(Arrêté du 10 novembre 2023 - art. 1)

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Extrait de : Annexe II « Employés, techniciens et agents de maîtrise » (Avenant du 21 octobre 2024)

Article 5 — Indemnisation maladie

Texte officiel · en vigueur depuis le 18 janvier 2025

Les employés, techniciens et agents de maîtrise ayant au moins deux ans de présence recevront pendant un mois la différence de leur salaire effectif moyen des trois mois précédant l'arrêt et les indemnités journalières reçues :
– des organismes de sécurité sociale ;
– du ou des régimes éventuels de prévoyance (pour la seule quotité correspondant aux versements de l'employeur) ;
– des indemnités versées par les tiers responsables éventuellement de l'accident ou par leurs assurances.

La période d'un mois prévue ci-dessus sera portée :
– à deux mois pour tous les ETAM en cas d'accident de travail (y compris les accidents de trajet) ;
– à deux mois pour les techniciens et agents de maîtrise ayant plus de cinq ans de d'ancienneté ;
– à trois mois pour les techniciens et agents de maîtrise ayant plus de dix ans d'ancienneté.

Si plusieurs arrêts sont nécessaires au cours d'une année civile, la durée d'indemnisation ne peut excéder au total les durées fixées ci-dessus.

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Extrait de : Annexe III « Ingénieurs et cadres » (Avenant du 21 octobre 2024)

Article 4 — Indemnisation maladie

Texte officiel · en vigueur depuis le 18 janvier 2025

En cas d'arrêt de travail dû à une maladie ou à une maternité ou à un accident, les ingénieurs et cadres ayant au moins un an de fonction, recevront pendant deux mois la différence entre leur salaire effectif et les indemnités journalières reçues :
– des organismes de sécurité sociale ;
– du ou des régimes éventuels de prévoyance (pour la seule quotité correspondant aux versements de l'employeur) ;
– des indemnités versées par les tiers responsables éventuellement de l'accident ou par leurs assurances.

La période garantie sera portée à trois mois à partir de cinq ans de fonction dans l'entreprise. Si plusieurs arrêts sont nécessaires au cours d'une même année civile, la durée d'indemnisation ne peut excéder au total les durées fixées ci-dessus.

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Article 5.3.4 — Clause de garantie d'emploi

Texte officiel · en vigueur depuis le 1er janvier 2023

L'absence pour maladie ou accident ne constitue pas en elle-même un motif de licenciement.

Dans le cas où cette absence causerait une perturbation entraînant la nécessité pour l'employeur de procéder au remplacement définitif de l'intéressé par l'engagement d'un nouveau salarié, la procédure de licenciement ne pourra être engagée qu'à l'issue d'une période de 6 mois dès lors que le salarié compte au moins 2 ans d'ancienneté.

L'ensemble des règles applicables au licenciement doit être respecté.

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Article 5.2.1 — Absence du salarié

Texte officiel · en vigueur depuis le 1er janvier 2023

Tout salarié qui ne peut se rendre à son travail pour quelque cause que ce soit, sauf cas d'impossibilité absolue, doit en avertir l'employeur sans délai et confirmer dans les 48 heures par lettre, courriel ou tout autre moyen, en indiquant le motif de l'absence et sa durée probable.

Les absences motivées d'une durée inférieure à deux journées de travail, et les absences pour maladie ou accident du travail, n'entraînent que la suspension du contrat. Il en est de même pour les absences exceptionnelles de plus longue durée quand elles répondent à un besoin essentiel (par exemple : soins à donner à un proche parent gravement malade).

Si les règles ci-dessus ne sont pas respectées, l'attitude du salarié pourra constituer un juste motif de rupture de contrat par l'employeur. Au cas où le salarié ne répondrait pas valablement dans les huit jours francs à la demande écrite d'explication formulée par l'employeur, son attitude pourra, sauf hospitalisation empêchant le salarié de faire connaître la gravité de son état, entraîner la mise en œuvre d'une procédure immédiate de rupture de son contrat de travail.

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Texte intégral de la convention Blanchisserie, pressing et location de linge