Fiche de paie employé polyvalent de restauration
L'employé polyvalent de restauration prépare, assemble et vend des produits simples : sandwichs, salades, burgers, viennoiseries, plats à emporter, boissons et desserts. Sa polyvalence est le coeur du poste : au fil d'un même service, il passe de la production en cuisine au comptoir, de la prise de commande à l'encaissement, du réassort des vitrines au nettoyage de la salle et du matériel. Il applique la charte qualité de l'enseigne et les règles d'hygiène et de sécurité alimentaires, étiquette les préparations avec leurs dates de fabrication et leurs DLC, range en chambre froide et en réserve, contrôle les températures et participe aux inventaires. Le métier s'exerce en restauration rapide, en cafétéria, en point chaud, en terminal de cuisson, en snack ou en restaurant de collectivité, avec des plannings souvent fractionnés, du travail en soirée, le week-end et les jours fériés. C'est l'une des principales portes d'entrée vers l'emploi en France, largement ouverte aux profils sans expérience, aux étudiants et aux contrats saisonniers.
Sur le plan salarial, un employé polyvalent débutant est rémunéré au SMIC, soit 1 867 € brut par mois pour 35 heures (12,31 €/h), environ 1 478 € net. La grille de la restauration rapide, issue de l'avenant n° 72 du 5 juin 2025, s'échelonne de 11,88 € à 17,34 € de l'heure : le niveau I et le premier échelon du niveau II étant inférieurs au SMIC depuis sa revalorisation du 1er juin 2026, c'est le salaire minimum légal qui s'applique à l'embauche. Un employé confirmé, autonome sur l'ensemble des postes, se situe autour de 1 950 € brut, un équipier expérimenté chargé de former les nouveaux arrivants autour de 2 100 € brut, et un responsable d'équipe entre 2 300 et 2 400 € brut. La rémunération réelle dépend beaucoup des majorations : travail du dimanche, heures de nuit, jours fériés et prime de coupure pèsent lourd dans un secteur à horaires fractionnés.
La convention applicable dépend du type d'établissement. En restauration rapide, l'employé polyvalent relève de la convention collective nationale de la restauration rapide (IDCC 1501, brochure 3245), qui organise les emplois en cinq niveaux découpés en échelons et fixe la durée du travail à 35 heures, avec une modulation possible jusqu'à 1 652 heures par an. Dans un restaurant traditionnel, c'est la convention des hôtels, cafés, restaurants (IDCC 1979) qui s'applique ; en cantine ou en restauration collective, celle de la restauration de collectivités (IDCC 1266). Aucun diplôme n'est exigé, mais le CAP production et service en restaurations, le CAP agent polyvalent de restauration ou le titre professionnel employé polyvalent en restauration facilitent l'embauche et l'accès aux échelons supérieurs. L'évolution passe par les postes de formateur, d'équipier confirmé, de responsable d'équipe puis d'assistant manager, souvent par promotion interne.
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Simuler la fiche de paie d'un Employé polyvalent de restaurationConvention collective du métier Employé polyvalent de restauration
Les salariés exerçant en tant que Employé polyvalent de restauration relèvent généralement de la convention collective Convention collective nationale de la restauration rapide (IDCC 1501) . Cette convention définit les minima salariaux, les classifications, les conditions d'ancienneté et les avantages spécifiques au secteur.
Grille de salaire Employé polyvalent de restauration 2026
| Niveau | Brut mensuel | Net estimé |
|---|---|---|
| Débutant (0-2 ans) | 1 867 € | 1 478 € |
| Confirmé (3-7 ans) | 1 950 € | 1 521 € |
| Équipier formateur (7-15 ans) | 2 100 € | 1 638 € |
| Responsable d'équipe (15+ ans) | 2 400 € | 1 872 € |
Spécificités de la paie Employé polyvalent de restauration
Primes
- Prime de coupure : pour chaque interruption de travail de plus de deux heures, une prime égale à 80 % du minimum garanti, avec un plancher de 3,50 €.
- Prime annuelle conventionnelle due à tout salarié justifiant d'au moins un an d'ancienneté et présent à l'effectif au moment du versement, revalorisée par l'avenant n° 68 du 30 avril 2024.
- Majoration pour travail du dimanche, prévue par la convention de la restauration rapide.
- Majorations pour travail de nuit et pour les jours fériés travaillés, payés double ou récupérés.
Indemnités
- Indemnité ou avantage en nature repas pour les repas pris pendant le service.
- Indemnité compensatrice de congés payés en fin de contrat, fréquente dans un secteur à fort turnover.
- Indemnité de fin de contrat pour les CDD et les contrats saisonniers.
- Prime de blanchissage lorsque l'entretien de la tenue reste à la charge du salarié.
Particularités
- Mutuelle obligatoire financée à 50 % minimum par l'employeur
- Six jours fériés garantis par an dès huit mois d'ancienneté
- Maintien de salaire à 90 % en cas d'arrêt maladie après un an d'ancienneté
- Durée du travail de 35 heures, avec modulation possible jusqu'à 1 652 heures par an
- Congés d'ancienneté : un jour après dix ans, deux jours après quinze ans
- IDCC 1501 et coefficient obligatoirement mentionnés sur le bulletin et en DSN
Convention collective et classification
La convention collective nationale de la restauration rapide, identifiée par l'IDCC 1501 et la brochure 3245, s'applique aux établissements dont l'activité principale est la vente de produits alimentaires à consommer sur place ou à emporter, servis en libre-service ou au comptoir. Elle organise les emplois en cinq niveaux, eux-mêmes découpés en échelons, chaque combinaison correspondant à un coefficient et à un salaire minimum. Le niveau I regroupe les postes d'entrée, dont l'employé polyvalent débutant ; les niveaux II et III correspondent à des salariés plus autonomes, les niveaux IV et V aux fonctions d'encadrement. La grille en vigueur résulte de l'avenant n° 72 du 5 juin 2025, avec des taux allant de 11,88 € à 17,34 € de l'heure. Comme le niveau I et le premier échelon du niveau II sont passés sous le SMIC au 1er juin 2026, l'employeur doit verser au minimum 1 867 € brut pour 35 heures. Le code IDCC 1501 et le coefficient doivent figurer sur le bulletin de paie et dans la DSN : c'est la première chose à vérifier, un rattachement erroné exposant à des rappels de salaire sur trois ans.
Spécificités de la fiche de paie
Le bulletin d'un employé polyvalent de restauration se lit rarement sans lignes variables. La prime de coupure est la plus caractéristique : pour chaque interruption de travail de plus de deux heures, le salarié perçoit une prime égale à 80 % du minimum garanti, sans pouvoir être inférieure à 3,50 €. S'y ajoutent la prime annuelle conventionnelle, due à tout salarié justifiant d'au moins un an d'ancienneté et présent à l'effectif au moment du versement, dont le montant progresse avec l'ancienneté depuis l'avenant n° 68 du 30 avril 2024, ainsi que les majorations pour travail du dimanche, de nuit et des jours fériés. La convention garantit six jours fériés par an dès huit mois d'ancienneté, payés double ou récupérés lorsqu'ils sont travaillés. Le repas pris pendant le service donne lieu à un avantage en nature ou à une indemnité, et la mutuelle obligatoire est financée au minimum à 50 % par l'employeur. Enfin, après un an d'ancienneté, le salaire est maintenu à hauteur de 90 % en cas d'arrêt maladie, au-delà du délai de carence.
Formation et évolution professionnelle
Le métier reste accessible sans diplôme et se prête particulièrement à l'apprentissage sur le terrain, ce qui explique le volume considérable de recrutements du secteur. Plusieurs certifications le structurent néanmoins : le CAP production et service en restaurations, le CAP agent polyvalent de restauration, le titre professionnel employé polyvalent en restauration délivré par le ministère du Travail, ou encore les CQP de branche. La progression est essentiellement interne : après un à deux ans, l'employé devient formateur des nouveaux équipiers, puis équipier confirmé sur l'ensemble des postes, avant d'accéder aux fonctions de responsable d'équipe puis d'assistant manager et de directeur adjoint. Une réorientation vers la restauration traditionnelle est également fréquente, le passage en cuisine comme commis puis cuisinier étant facilité par la maîtrise des règles d'hygiène et du rythme de service. La convention prévoit par ailleurs un jour de congé supplémentaire après dix ans d'ancienneté et deux jours après quinze ans.
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Un employé polyvalent débutant est payé au SMIC, soit 1 867 € brut par mois pour 35 heures, environ 1 478 € net. Un employé confirmé atteint environ 1 950 € brut, un équipier expérimenté chargé de la formation 2 100 € brut et un responsable d'équipe entre 2 300 et 2 400 € brut. Les majorations de dimanche, de nuit et la prime de coupure viennent s'y ajouter.
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Tout dépend de l'établissement. En restauration rapide, c'est la convention collective nationale de la restauration rapide, IDCC 1501, brochure 3245. Dans un restaurant traditionnel, la convention des hôtels, cafés, restaurants, IDCC 1979. En cantine ou en restauration collective, la convention de la restauration de collectivités, IDCC 1266. Le code doit figurer sur le bulletin de paie.
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Aucun diplôme n'est exigé et le recrutement se fait largement sans expérience. Le CAP production et service en restaurations, le CAP agent polyvalent de restauration et le titre professionnel employé polyvalent en restauration facilitent néanmoins l'embauche et l'accès aux échelons supérieurs de la grille.
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Les deux relèvent du même code ROME G1603, mais pas de la même convention. L'employé polyvalent de restauration travaille principalement en restauration rapide, en snack ou en point chaud sous l'IDCC 1501, avec une forte composante vente et encaissement. L'employé de restauration collective exerce en cantine, en self ou en restaurant d'entreprise sous l'IDCC 1266, avec des horaires plus réguliers et un service centré sur les convives.
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La plus caractéristique est la prime de coupure, égale à 80 % du minimum garanti avec un plancher de 3,50 € pour chaque interruption de plus de deux heures. S'y ajoutent la prime annuelle conventionnelle après un an d'ancienneté, la majoration du travail dominical, celles du travail de nuit et des jours fériés, ainsi que l'indemnité ou l'avantage en nature repas.
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Le bulletin doit mentionner l'IDCC 1501 et le coefficient issu de la grille en cinq niveaux. Les premiers niveaux étant passés sous le SMIC, l'employeur verse au minimum 1 867 € brut pour 35 heures. Le temps de travail peut être modulé jusqu'à 1 652 heures par an, ce qui déplace le décompte des heures supplémentaires en fin de période. La prime de coupure et les majorations de dimanche apparaissent en lignes distinctes.
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Le code ROME est G1603, intitulé Personnel polyvalent en restauration, dans la famille G — Hôtellerie-restauration, tourisme, loisirs et animation. Il couvre notamment les appellations équipier polyvalent de restauration rapide, agent de restauration rapide, employé de cafétéria, commis de self et préparateur-vendeur en point chaud.
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Le simulateur de fiche-paie.fr permet de saisir le salaire brut correspondant au niveau et à l'échelon, la durée de travail et les éventuelles majorations de dimanche ou de nuit, puis de calculer les cotisations et le net à payer avant d'éditer un bulletin conforme.
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