• Accord
  • IDCC 1486

Accord du 15 décembre 1987 relatif à la méthode pour la mise en place de la nouvelle classification des ETAM

En vigueur · signé le 15 décembre 1987 · effet au 15 décembre 1987 · arrêté d'extension du 13 avril 1988

Rattaché à la convention collective Syntec (IDCC 1486).

Source : Légifrance (DILA), base KALI, réutilisée sous Licence Ouverte 2.0. Dernière mise à jour : 11 octobre 2026. Ce texte n'a pas de valeur officielle ; seule la version publiée sur Légifrance fait foi. Voir la convention sur Légifrance

Texte en vigueur

1. Pourquoi une nouvelle classification ?

Article

Texte officiel · en vigueur depuis le 15 décembre 1987

Le système de classification actuellement en vigueur a vieilli :
certaines fonctions n'étaient pas prises en compte.

Le nouveau système consiste essentiellement en un cadre général et souple permettant de procéder à une répartition des emplois en référence à des critères :

- communs à toutes les filières professionnelles ;

- prédéterminés dans leur formulation, leur nombre et leur gradation.

Il n'y a pas de correspondance systématique générale entre les anciens et les nouveaux coefficients.

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2. Présentation générale

Article

Texte officiel · en vigueur depuis le 15 décembre 1987

Ce nouveau système organise la hiérarchie des fonctions quel que soit la filière ou le métier considéré :

- suivant une grille unique pour toutes les fonctions ;

- en trois types de fonctions :

1. Fonctions d'exécution ;

2. Fonctions d'études ou de préparation ;

3. Fonctions de conception ou de gestion élargie,

elles-mêmes subdivisées en positions internes (12 positions au total).

Dans la forme et le contenu du nouveau système, ont été recherchées :

- l'homogénéité : les types de fonctions et positions sont identifiés et définis à partir d'une méthode unique ;

- la cohérence : les positions sont définies non seulement en tant que telles, mais également par rapport aux positions immédiatement inférieures et immédiatement supérieures concrétisant ainsi la progression ;

- l'adaptabilité : les définitions présentent un caractère souple permettant de mieux saisir ou de mieux suivre l'enrichissement des tâches qui est susceptible de découler des modifications de l'exercice des métiers.

Les définitions des types de fonctions découlent toutes d'une conception unique qui analyse les fonctions au travers de leurs aspects fondamentaux :



Objet du travail ;



Modèles d'actions ;



Démarches intellectuelles.

Pour en tirer des définitions générales portant sur les :



Contenu ;



Caractéristiques communes (autonomie, responsabilité...) ;



Connaissances requises.

Les définitions de positions dérivent également d'une conception commune : elles sont établies principalement à partir de la complexité et de la difficulté du travail à accomplir.


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3. Applications

Article

Texte officiel · en vigueur depuis le 15 décembre 1987

3.1. Quelques principes

L'application de la nouvelle classification suppose que soient respectés les principes suivants :

- les salariés sont classés en se fondant sur les caractéristiques et les exigences requises par les fonctions qu'ils occupent :

c'est-à-dire que la hiérarchie des salariés découle de la hiérarchie de leurs fonctions et non de la hiérarchie de leurs seules aptitudes ;

- les fonctions seront affectées d'un nouveau coefficient : on ne saurait perdre de vue que tout nouveau système de classification est novateur et donc doit pouvoir se traduire par une nouvelle hiérarchie des fonctions ;

- les définitions contenues dans la convention constituent la référence officielle pour classer chaque fonction.

3.2. Procédure d'application

3.2.1 Schéma de l'approche proposée :

1. Recenser les filières existantes ;

2. Recenser les fonctions par filières ;

3. Décrire les fonctions par rapport aux critères ;

4. Classer par rapport aux types de fonctions ;

5. Classer par rapport aux positions ;

6. Vérifier la cohérence générale du classement ;

7. Positionner les salariés ;

8. Vérifier la cohérence individuelle ;

9. Présenter.

Les entreprises pourront trouver avantage à procéder à des séances d'information (pour les points 1 à 6 de la procédure) et à appuyer les analyses individuelles par des procédures de dialogue et de concertation (points 7 et 8).

3.2.2 Explication

Au niveau de l'entreprise, il y a lieu de :

1. Recenser, compte tenu de l'organisation de l'entreprise, les différentes filières existantes.

Définition de la filière :

La filière comprend l'ensemble des fonctions qui correspondent à des degrés divers de difficulté d'une même spécialité professionnelle et qui, par conséquent, s'inscrivent à divers coefficients de l'échelle hiérarchique de la classification générale.

Exemples :

Secrétariat, comptabilité, documentation, bureau de dessin, laboratoire, exploitation informatique.

2. Recenser dans chaque filière les fonctions caractéristiques telles qu'elles sont effectivement occupées. Par exemple, pour la filière secrétariat, on peut recenser les fonctions suivantes :

secrétaire de département, secrétaire d'un groupe d'ingénieurs, secrétaire débutante...

On pourra se référer aux définitions générales ou particulières à la filière si elles ont été établies.

Cependant, des difficultés pourront être rencontrées pour identifier la filière à laquelle appartient une fonction : sur ce point, il faut que la réponse apportée soit souple et permette facilement, suivant les circonstances, le passage d'une filière à l'autre.

En effet, la notion fondamentale est la notion de type de fonction et de position, et celle-ci est fixée en se référant à des critères cohérents entre eux et homogènes quelles que soient les filières.

3. Les décrire en faisant ressortir notamment le degré d'autonomie, l'étendue des responsabilités, la difficulté des tâches, les connaissances requises.

4. Rechercher le type de fonction dans lequel entre la fonction à analyser. Pour cela, se reporter aux définitions du nouveau système de classification : en effet, il y a un seuil de qualification important entre chacun des 3 types et celui-ci doit être aisément repérable à l'aide des critères suivants :

- objet du travail ;

- modèles d'action et démarches intellectuelles ;

- autonomie : nature des instructions hiérarchiques et contrôle des résultats ;

- responsabilités ;

-connaissances requises.

5. Préciser ensuite la position à l'intérieur du type de fonction. Cette identification se fait principalement à l'aide des critères suivants de la nouvelle classification :

- complexité, difficulté du travail à accomplir ;

- autonomie ;

- compétences requises, expérience.

Pour effectuer ce classement, on pourra se référer :

- au tableau comparatif des types de fonction (annexe I) ;

- au tableau des positions (annexe II).

6. Vérifier la cohérence générale du classement par fonction et par filière compte tenu du contexte de l'entreprise.

7. Placer les salariés dans la hiérarchie des fonctions et positions préalablement établies.

Pour qu'un salarié soit situé dans un groupe et une position donnés, il faut qu'il réponde à chacun des critères requis et pas seulement à l'un d'entre eux.

Ainsi, un salarié ne peut prétendre être classé dans le type de fonction 3 du seul fait qu'il est titulaire du BTS, encore faut-il qu'il assume intégralement les responsabilités correspondant à ce type de fonction.

Dans la lecture des définitions relatives aux types de fonctions II et III, il y a lieu de ne pas se méprendre. Certaines caractéristiques s'appliquent à la lettre aussi bien à des positions de cadres qu'à des positions de coordination de travaux ou de projet relevant traditionnellement des ETAM. En pratique, chaque profession a su fixer une limite entre cadres et non cadres prenant généralement en compte la difficulté des problèmes traités et les connaissances requises, la faculté d'adaptation que donne une certaine culture ou encore l'étendue des responsabilités assumées. Il est nécessaire de bien reconnaître cette limite, variable d'un corps de métier à l'autre et de la respecter au cours du travail de classification.

3.2.3 Illustration sur quelques filières

En annexe 3 figure un exemple d'application de la nouvelle classification pour quelques fonctions le plus couramment rencontrées dans les entreprises.

Cet exemple présente un positionnement moyen des fonctions, qui doit correspondre à la plupart des situations sans être impératif.

Les appellations figurant dans cet exemple n'ont aucun caractère normatif, chaque entreprise ayant ses propres appellations.

3.3. Conséquences pratiques

Rémunération

La convention collective prévoit les rémunérations minimales par coefficient.

En aucun cas, son application ne pourra être cause de diminution de la rémunération d'un salarié.

A chaque coefficient peut correspondre une plage de salaires déterminée par la politique de rémunération de l'entreprise. En particulier, rien n'interdit que le salaire maximum pratiqué à un coefficient donné soit supérieur au salaire de début du coefficient supérieur.

Conséquence à l'égard des régimes de retraite et de prévoyance

Aucune modification individuelle n'interviendra dans l'affiliation aux régimes de retraite et de prévoyance.

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4. Structure de la grille de classification

Article

Texte officiel · en vigueur depuis le 1er novembre 2020

FONCTIONS

POSITIONS

COEFFICIENTS

D'exécution

1.1

1.2

1.3

230

240

250

D'études ou de préparation

2.1

2.2

2.3

275

310

355

De conception ou de gestion élargie

3.1

3.2

3.3

400

450

500

A chaque position correspond un coefficient.

Les coefficients permettent de fixer les minima salariaux afférents aux différentes positions de la grille suivant une relation de la forme suivante :

Salaire minimum = coefficient x valeur du point + partie fixe.


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Annexes

LES TROIS NIVEAUX HIERARCHIQUES DE BASE

Article — ANNEXE I
Texte officiel · en vigueur depuis le 15 décembre 1987

type
de
fonctions

fonctions

Aspects fondamentaux

Caractéristiques communes

type d'activité

Etendue de la
compétence

Démarche intellectuelle

AUTONOMIE
instructions et contrôles hiérarchiques

RESPONSABILITÉS
à l'égard d'autrui

CONNAISSANCES
requises
théoriques de l'environnement

Objet
du travail

Organisation
de la conduite
du travail

III

Conception ou gestion élargie.

Prise en charge de problèmes complets.

- imaginer pour intégrer les éléments divers du problème ;

- découper le problème posé en problèmes secondaires.

Référence à plusieurs techniques complémentaires.

Du général au particulier par déduction.

- directives concernant le cadre de l'activité définissant l'objectif ;

- comptes rendus d'actions sous une forme achevée (rapports, exposés) ;

- la qualité des travaux est du domaine de l'appréciation.

A généralement une responsabilité technique ou de gestion vis-à-vis du personnel de qualification moindre.

Niveau III de l'EN (BTS, DUT...) ; enseignement du genre synthétique basé sur une pédagogie culturelle.

II

Etudes ou préparation.

Prise en charge d'activités fractionnées ou cycliques.

- concrétiser ;

- développer ;

- faire apparaître des difficultés d'ordre pratique.

Référence à une technique connue.

Du particulier au particulier par analogie.

- instructions de caractère général portant sur des méthodes, avec initiative sur le choix des moyens et la succession des étapes ;

- compte rendu d'actions le plus souvent sous forme de narrations à caractère descriptif ;

- la qualité des travaux sera contrôlée par sondage.

Peut avoir la responsabilité technique du travail réalisé par du personnel de qualification moindre.

- niveau IV de l'EN (bac...) ;

- et connaissances de l'environnement (entreprise, matériel, organisation).

I

Exécution.

Exécution de travaux constitués de modes opératoires définis, codifiés, ordonnés.

- réaliser ;

- produire.

Référence à un métier d'exécution.

Du particulier au particulier par simple identification.

- instructions précises ;

- informations sur les méthodes à utiliser et les moyens disponibles ;

- comptes rendus d'actions oraux portant sur des faits concrets du travail ;

- le travail est facilement contrôlablement par les destinataires des travaux.

Néant.

- niveau V de l'EN (CAP...) ; enseignement basé sur une pédagogie démonstrative ;

- connaissance du contexte immédiat suffisant.

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LES DOUZE POSITIONS

Article — ANNEXE II
Texte officiel · en vigueur depuis le 15 décembre 1987

Type
de

fonctions

Critères
(position)

Innovation


Rôle à l'égard
de l'objectif

Autonomie

III

3

Faculté d'adaptation à des problèmes présentant un caractère de nouveauté sur le plan technique.

Etudes et propositions destinées à compléter l'objectif initialement défini.

Même que III.2. Son supérieur est un cadre.

2

Recherche et adopte des solutions valables en transposant des dispositions déjà éprouvées dans des conditions différentes.

Propositions de modifications de certaines caractéristiques de l'objectif initialement défini.

Recours à l'assistance avec proposition à l'appui en cas de difficulté technique ou d'incompatibilité avec l'objectif.

1

Rechercher la compatibilité des solutions entre elles et avec l'objectif.

Recours à l'assistance de règle en cas de difficultés ou d'incompatibilité avec l'objectif.


Type
de

fonctions

Critères

Autonomie


Connaissance
de l'environnement

II

3

Aptitude à formuler des suggestions de nature à faire progresser les méthodes de travail.

Complète (entreprise, techniques, organisation, clients) à cause du rôle de relais de cette fonction entre les fonctions des types I et III.

2

Initiative d'établir entre les méthodes de travail proposées des choix appropriés.

Niveau intermédiaire entre les positions II-1 et II-3.

1

Connaissance des méthodes de travail proposées.

Limitée à une technique.

Connaissance de l'environnement limitée au service.

Type
de

fonctions

Critères

Objet du travail


Connaissances requises

I

4.2

4

4.1

Aspect professionnel élargi.

Equivalentes au CAP + expérience ou BP de métiers de base.

3.2

3

3.1

Aspect professionnel total.

Equivalentes au CAP des métiers de base.

2

Aspect professionnel partiel.

Equivalentes au BEPC.

1

Sans aspect professionnel (analogue à la vie courante).

Sans formation.

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ILLUSTRATIONS SUR QUELQUES FILIERES

Article — ANNEXE III
Texte officiel · en vigueur depuis le 15 décembre 1987

Coefficients

Positions

Comptabilité

Dactylo-
graphie
secrétariat

Informatique

Dessinateurs

contrôle
des travaux

métrieurs

Saisie
des programmations

Exploitation
des données

Exploitation

Préparation
contrôle

200

1-2

Employé administratif.

Perfo : 1.

Opérateur débutant.

210

1-2

Employé administratif.

Dactylo.

Perfo : 2.

Opérateur : 1.

220

1-3-1

Dactylo expéri-menté(e) : 1,


ou


Perfo-vérif : 1.

Opérateur : 2.

Agent de préparation et de contrôle : 1-2.

Exécution : 1.

Surveillant de travaux (selon la nature de l'entreprise) : 1-2.

Agent de métré : 1.


Agent de métré : 2.

230

1-3-2

Aide-comptable: 1.

Sténodactylo : 2.

Perfo-vérif : 2.

Opérateur : 3.

Exécution : 2.

240

1-4-1

Aide-comptable: 2.

Dactylo confirmé(e) sténodactylo confirmé(e), secrétaire/dactylo : 1-2.

Agent de programmation : 1-2. Débutant.

Perfo-vérif : 3.




Perfo-vérif : 4.

Aide-pupitreur : 1.



Aide-pupitreur : 2.

» 3.


» 4.

Exécution : 3.


Exécution : 4.

» 3.


» 4.

Aide-métreur : 3.

Aide-métreur : 4.

250

1-4-2

Aide-comptable: 3.

275

2-1

Comptable : 1.

Secrétaire : 1.

Technicien de programmation : 1-2.

Aide-moniteur et monitrice : 1-2.

Aide-pupitreur : 1.

Préparateur ou technicien de lancement ou technicien d'exploitation ou de maintenance : 1-2.

Petites études.

Surveillant de travaux ou agent technique : 1-2.

Technicien de métré (métreur) : 1-2.

310

2-2

Comptable : 2.

Secrétaire : 2.

Aide-pupitreur : 2.

Etudes : 1.

355

2-3

Comptable : 3.

Secrétaire spécialisé(e) : 3.

» 3.

» 3.

Chef d'équipe.

» 3.

Etudes : 2.

» 3.

» 3.

400




450

3-1




3-2

Comptable principal : 1-2-3.

Secrétaire principal(e) ou de direction : 1-2-3.

Technicien principal d'analyse programmation : 1-2.

Technicien principal, chef de groupe : 1-2.

Technicien principal, chef de groupe : 1-2.

Projeteur : 1.


Projeteur : 2.

Contrôleur de travaux : 1-2.

Te'chnicien principal de métré (chef métreur, métreur vérificateur) : 1-2.

500

3-3

» 3.

Technicien principal, chef de groupe de salle ou d'atelier : 3.

Technicien principal, chef de groupe de salle ou d'atelier : 3.

Projeteur ou chef de groupe : 3.

» 3.

» 3.

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