Annexe 3
Modèle de convention de mise à disposition d'un permanent syndical
– L'entreprise ; entreprise………
représentée par………,
et
– Organisation syndicale professionnelle
représentée par………,
et
– Le salarié M. (ou Mme) ………
est conclu la convention de mise à disposition suivante :
Article 1er
Objet
Dans le cadre des mises à disposition des permanents syndicaux prévue par l'accord relatif au dialogue social de branche du […], il est convenu la mise à disposition à (temps plein) – (mi-temps) – (temps partiel
(1)
de [salarié], salarié(e) de [entreprise] au profit de [organisation syndicale professionnelle] à compter du […].
La signature par [salarié] de la présente convention vaut avenant à son contrat de travail avec [entreprise] en ce qui concerne sa mise à disposition ; les autres clauses de son contrat de travail restent inchangées.
(1) Avec un seuil minimum de 7 heures par semaine.
Article 2
Durée de la mise à disposition
Cette mise à disposition est conclue pour une durée de […].
Toutefois, le terme maximal de cette mise à disposition ne peut en aucun cas aller au-delà du 31 décembre 2029, date d'échéance du présent protocole du 10 décembre 2025.
Elle s'achèvera donc le […].
Au plus tard trois mois avant l'issue de la mise à disposition, l'entreprise, l'ADSA et France assureurs devront être informées, par lettre recommandée avec accusé de réception :
– soit par le [salarié], de la date à laquelle il souhaite réintégrer ses fonctions au sein de (entreprise) ;
– soit par [organisation syndicale professionnelle], du renouvellement de la période de mise à disposition.
Article 3
Rupture anticipée de la mise à disposition
La présente convention pourra toutefois s'achever avant la date ci-dessus indiquée dans les cas suivants :
– pendant les trois premiers mois, la mise à disposition peut prendre fin à l'initiative de [organisation syndicale professionnelle] ou de [salarié], sous réserve du respect d'un préavis de 15 jours notifié à [entreprise] ;
– en cas de difficultés graves entre [organisation syndicale professionnelle] et [salarié] rendant impossible la poursuite de l'activité, et ce, qu'elle qu'en soit la cause ;
– à mi-mandat, soit après deux ans, à l'initiative de [salarié] ou de [organisation syndicale professionnelle], sous réserve du respect d'un préavis de trois mois notifié à [entreprise].
Tout mandat, désignation ou élection de [salarié] au sein du conseil d'administration de [entreprise], ou à un mandat de délégué syndical, représentant syndical ou membre du CSE, met fin de plein droit à sa mise à disposition.
Article 4
Rémunération des permanents syndicaux
[Entreprise] assurera, pour le compte de [organisation syndicale professionnelle], le paiement des salaires et cotisations sociales afférentes, comme si [salarié] continuait à exercer son activité dans l'entreprise.
[Entreprise] sera défrayée des salaires et cotisations sociales de toute nature inhérents à ce dispositif par l'association pour le dialogue social (ADSA).
Les salaires à prendre en compte correspondent à la somme des éléments fixes et variables de la rémunération de [salarié] à l'exclusion des remboursements de frais.
Les sommes perçues par [salarié] au titre de la participation ou de l'intéressement ainsi que toutes les sommes versées à l'occasion de la rupture du contrat de travail ne donnent pas lieu à remboursement à [entreprise] par l'ADSA. Il en est de même des primes exceptionnelles dont le calcul se rapporte à l'ancienneté pour la part d'ancienneté située en dehors de la mise à disposition.
Pour rappel, les salariés détenteurs d'un mandat syndical ne doivent pas connaitre, du fait de l'exercice de ce mandat, des conséquences négatives en termes d'évolution de leur rémunération en application du principe de non-discrimination syndicale.
La rémunération de [salarié] évolue, au titre des augmentations générales de salaires appliquées au sein de [entreprise], comme s'il continuait à exercer son activité à temps plein. Il bénéficie également du taux d'évolution moyen des augmentations individuelles perçues, pendant la mise à disposition, par les salariés relevant du même collège électoral.
Article 5
Garanties durant la mise à disposition
Les obligations de l'employeur sont maintenues pendant la durée de la mise à disposition et notamment le respect de l'obligation de formation d'adaptation par le code du travail.
À ce titre, le salarié conservera l'ensemble des droits et avantages collectifs dont il bénéficiait dans l'entreprise et continuera à être comptabilisé dans les effectifs de l'entreprise. En outre, la durée de mise à disposition est considérée comme du travail effectif pour la détermination de tous les avantages légaux ou conventionnels liés à l'ancienneté dans l'entreprise.
La mise à disposition de [salarié] au profit de (organisation syndicale professionnelle) emporte délégation d'autorité à celle-ci avec toutes les conséquences qui s'y attache et toute relation de commettant à préposé cesse entre [entreprise] et [salarié].
Fait à […], le […]
Pour [entreprise] : ………
Pour [organisation syndicale professionnelle] : ………
Pour [salarié] : ………