Ancienneté ETAM des travaux publics (IDCC 2614) — à jour octobre 2026

Texte officiel des articles 8.13 (1), 5.1.1 de la convention collective ETAM des travaux publics.

Source : Légifrance (DILA), base KALI, réutilisée sous Licence Ouverte 2.0. Dernière mise à jour : 11 octobre 2026. Ce texte n'a pas de valeur officielle ; seule la version publiée sur Légifrance fait foi. Voir la convention sur Légifrance

L'essentiel

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L'ancienneté est le temps pendant lequel l'ETAM a été employé, en une ou plusieurs fois, dans l'entreprise ou dans le groupe lorsqu'il existe un comité de groupe, y compris dans un établissement hors métropole ou dans une autre entreprise où il a été affecté sur instructions de son employeur (art. 8.13).

En cas d'engagements successifs, la durée des contrats dont la rupture est imputable à l'ETAM est déduite (art. 8.13).

Sont aussi comptées les interruptions pour mobilisation ou fait de guerre, les périodes militaires obligatoires, les absences pour maladie, accident ou maternité, les congés payés annuels et les congés exceptionnels de courte durée (art. 8.13).

Les fractions d'année sont retenues et arrondies au douzième le plus proche, et le passage dans une autre entreprise sur instruction de l'employeur n'interrompt pas l'ancienneté (art. 8.13).

L'ancienneté ouvre des congés supplémentaires : 2 jours ouvrables entre 5 et 10 ans de présence dans l'entreprise (ou entre 10 et 20 ans dans des entreprises relevant d'une caisse de congés payés du BTP), 3 jours au-delà de 10 ans dans l'entreprise (ou de 20 ans dans ces entreprises) (art. 5.1.1).

Article 8.13 (1) — Définition de l'ancienneté

Texte officiel · en vigueur depuis le 12 juillet 2006


On entend par ancienneté de l'ETAM le temps pendant lequel l'ETAM a été employé en une ou plusieurs fois dans l'entreprise ou dans le groupe, lorsqu'il existe un comité de groupe, y compris le temps correspondant à un emploi dans un établissement de l'entreprise situé hors métropole ou dans tout établissement d'une autre entreprise où il aurait été affecté sur instructions de son entreprise et avec accord de la nouvelle entreprise, quels qu'aient été ses emplois successifs, déduction faite toutefois, en cas d'engagements successifs, de la durée des contrats dont la rupture lui est imputable et quelles que puissent être les modifications survenues dans la nature juridique de l'entreprise.
Sont également prises en compte :
― les interruptions pour mobilisation ou fait de guerre telles qu'elles sont définies au titre Ier de l'ordonnance du 1er mai 1945, sous réserve que l'intéressé ait repris son emploi dans les conditions prévues au titre Ier de ladite ordonnance ;
― la durée des interruptions pour :
― périodes militaires obligatoires ;
― maladies, accidents ou maternités ;
― congés payés annuels ou congés exceptionnels de courte durée, résultant d'un accord entre les parties.
Les fractions d'année d'ancienneté sont prises en compte et arrondies au 1/12 le plus proche.
Si un ETAM passe, sur instruction de son entreprise, définitivement ou pour un temps limité, dans une autre entreprise, il n'y aura pas discontinuité dans le calcul de l'ancienneté et des avantages y afférents, que l'ETAM reste définitivement dans la seconde entreprise ou reprenne sa place dans la première. Toutefois, s'il reste définitivement dans la seconde entreprise, celle-ci prend en charge l'ancienneté acquise dans la première. Ces instructions doivent être confirmées à l'intéressé par les 2 entreprises.


(1) Article étendu sous réserve de l'application des articles L. 122-26-2, L. 122-28-6, L. 225-18 et L. 225-25 du code du travail (arrêté d'extension du 15 juin 2007, art. 1er).

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Article 5.1.1 — Congés payés d'ancienneté

Texte officiel · en vigueur depuis le 12 juillet 2006


Au-delà des jours de congé légaux et de fractionnement, les ETAM présents dans les effectifs d'une entreprise du BTP, au 31 mars de la période de référence, bénéficient de jours de congés payés supplémentaires d'ancienneté, aux conditions suivantes :
― 2 jours ouvrables pour les ETAM ayant, à la fin de la période de référence, plus de 5 et moins de 10 ans de présence dans l'entreprise ou ayant plus de 10 ans mais moins de 20 ans de présence dans une ou plusieurs entreprises relevant d'une caisse de congés payés du bâtiment ou des travaux publics ;
― 3 jours ouvrables pour les ETAM ayant, à la fin de la période de référence, plus de 10 ans de présence dans l'entreprise ou plus de 20 ans de présence dans une ou plusieurs entreprises relevant d'une caisse de congés payés du bâtiment ou des travaux publics.
Ces jours de congés supplémentaires, sauf accord exprès de l'entreprise, seront pris en dehors du congé principal et selon les nécessités de l'entreprise.

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Texte intégral de la convention ETAM des travaux publics