Comme dans de nombreux secteurs de la santé, le monde dentaire est en constante mutation. Les attentes des patients, l'évolution des matériels, techniques et matériaux, les changements dans les modes d'exercice et la structuration des cabinets dentaires, les nouvelles dynamiques de travail au sein des cabinets dentaires ont changé. L'équipe dentaire doit s'adapter à ces changements et les intégrer dans sa pratique quotidienne.
Conscients de ces enjeux, les partenaires sociaux de la branche professionnelle des cabinets dentaires libéraux ont souhaité que chaque salarié puisse évoluer tout au long de sa carrière professionnelle, en adaptant ses compétences, voire en les augmentant dans certains domaines, selon ses besoins professionnels et ses aspirations personnelles.
Pour cela, ils ont créé des formations continues facultatives, spécifiques aux salariés des cabinet dentaires et leur permettant de se spécialiser dans un domaine précis. Elles sont listées au titre V « Formations continues facultatives » de l'annexe 1 « Classification des emplois » à la convention collective nationale (CCN) des cabinets dentaires :
– la mention complémentaire administrative ;
– la mention complémentaire en orthopédie dento-faciale (ODF) ;
– la mention complémentaire parodontologie-implantologie.
Cet accord a pour but de définir le montant des différents compléments de salaire afférents à l'obtention de ces mentions complémentaires, tel que prévu par le titre V de la CCN des cabinets dentaires.
Ils seront intégrés en tant que tels à la grille des taux minimaux des salariés des cabinets dentaires libéraux.
Par ailleurs, les partenaires sociaux rappellent l'objectif d'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et leurs obligations de définir et programmer des mesures permettant de supprimer les écarts de rémunération femmes-hommes. La branche, qui compte 45 000 salariés (source caisse de retraite), se heurte cependant à une problématique très particulière puisqu'elle compte 97 % de personnel féminin employé en majorité en tant que personnel d'entretien, administratif (réceptionniste, secrétaire technique), médico-technique (aide ou assistant[e] dentaire) et, très à la marge, technique (prothésiste dentaire).
Les 3 % de personnel masculin recensés concernent, pour la plupart, les emplois de prothésistes travaillant dans les cabinets dentaires et, de façon anecdotique les emplois médico-techniques : assistants dentaires essentiellement (source dossier socio-économique de branche).
Dès lors, il est extrêmement difficile pour les partenaires sociaux, eu égard à la typologie des emplois, de dégager des indicateurs fiables pour évaluer les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes.
Cependant, dans le cadre d'une future négociation sur les classifications, il sera possible et intéressant d'introduire d'autres critères comme celui de travail équivalent qui aurait pour effet de gommer les disparités constatées en permettant de travailler sur des notions qualitatives, non sexuées, telles que les prérequis ou les connaissances nécessaires pour exercer un emploi.
Les indicateurs qui pourront être retenus à l'issue de tels travaux seront sans aucun doute une aide précieuse pour les partenaires sociaux afin d'évaluer les écarts de rémunération entre les hommes et les femmes et de prendre des mesures permettant de les supprimer.