Article 1er — Champ d'application
Texte officiel · en vigueur depuis le 1er juin 2026
Le champ d'application du présent avenant est celui de la convention collective nationale de l'édition de livres (IDCC 2121).
En vigueur · signé le 26 juin 2026 · effet au 1er juin 2026 · Étendu par arrêté du 7 septembre 2026 (JORF du 19 septembre 2026)
Rattaché à la convention collective Édition (IDCC 2121).
Source : Légifrance (DILA), base KALI, réutilisée sous Licence Ouverte 2.0. Dernière mise à jour : 11 octobre 2026. Ce texte n'a pas de valeur officielle ; seule la version publiée sur Légifrance fait foi. Voir la convention sur Légifrance
Le champ d'application du présent avenant est celui de la convention collective nationale de l'édition de livres (IDCC 2121).
2.1. Minima mensuels et minima annuels
Un salarié ne peut percevoir au cours de l'année moins que le cumul des salaires minima de la catégorie à laquelle il appartient, multiplié par 13 et divisé par 12. Dans le cas d'une année incomplète, la garantie sera constituée au prorata par le cumul des minima de la période, multiplié par 13 et divisé par 12.
La garantie des appointements annuels bénéficie, au prorata de leur temps de présence dans l'entreprise, aux seuls salariés justifiant d'au moins trois mois d'activité dans cette entreprise.
2.2. Les éléments de rémunération
Le salaire brut réel comparé au salaire minimum est constitué par l'ensemble des éléments de rémunération, fixes ou variables, tels qu'ils sont reconnus par l'administration fiscale, au titre des traitements et salaires, à l'exception :
– des primes de langue prévues à la convention collective ;
– des primes à caractère exceptionnel liées à des conditions particulières, exceptionnelles ou inhabituelles d'exercice des fonctions, et qui cessent d'être payées lorsque des conditions prennent fin, sans que leur durée puisse excéder trois mois ;
– des primes résultant des accords de participation et d'intéressement ;
– des majorations de salaires pour heures supplémentaires et pour le travail du dimanche et des jours fériés, ainsi que leur incidence sur les congés payés ;
– des remboursements de frais ;
– des primes de transport ;
– de l'indemnité de fin de contrat à durée déterminée ;
– des primes compensant une sujétion : prime de sous-sol, prime de travail en équipe (jour, nuit, samedi et dimanche), et prime d'habillement ;
– des primes d'astreinte hors temps de travail contractuellement prévu.
Cette liste est limitative, elle pourra faire l'objet d'une demande de révision.
Les salaires minima garantis correspondent à une activité à temps plein, soit 35 heures hebdomadaires, ou son équivalent mensuel ou annuel. Les valeurs sont réduites au pro rata temporis en cas de survenance en cours d'année ou en cours de mois d'une entrée en fonction, en cas d'activité à temps partiel, en cas de départ de l'entreprise ou de suspension du contrat de travail.
(En euros.)
| Cat. | Minima annuels au 1er juin 2026 | Minima mensuels au 1er juin 2026 |
|---|---|---|
| E4 |
|
|
| E5 | 24 284 | 1 868 |
| E6 | 24 479 | 1 883 |
| E7 | 24 674 | 1 898 |
| E8 | 24 869 | 1 913 |
| E9 | 25 064 | 1 928 |
| AM/T 1 | 25 454 | 1 958 |
| AM/T 2 | 26 322 | 2 025 |
| AM/T 3 | 27 216 | 2 094 |
| AM/T 4 | 28 149 | 2 165 |
| Cl A | 29 137 | 2 241 |
| Cl B | 30 248 | 2 327 |
| C2A | 32 417 | 2 494 |
| C2 B | 34 814 | 2 678 |
| C3A | 38 536 | 2 964 |
| C3 B | 43 437 | 3 341 |
| C4 | 50 012 | 3 847 |
| C5 |
|
|
Le présent avenant comporte également :
– un barème des salaires minima mensuels à l'ancienneté ;
– un barème des salaires minima annuels à l'ancienneté.
Pour rappel, les barèmes des salaires minima à l'ancienneté ci-dessous constituent les salaires minima garantis par la convention collective nationale de l'édition. Leur revalorisation produit des effets sur les salaires réels uniquement dans le cas où ceux-ci seraient inférieurs aux minima ainsi déterminés.
4.1. Barème des minima à l'ancienneté mensuels
(En euros.)
| Cat. | Minima après 5 ans d'ancienneté au 1er juin 2026 |
Minima après 10 ans d'ancienneté au 1er juin 2026 |
Minima après 15 ans d'ancienneté au 1er juin 2026 |
|---|---|---|---|
| E4 | |||
| E5 | 1 943 | 2 001 | 2 061 |
| E6 | 1 958 | 2 017 | 2 078 |
| E7 | 1 974 | 2 033 | 2 094 |
| E8 | 1 990 | 2 049 | 2 111 |
| E9 | 2 005 | 2 065 | 2 127 |
| AM/T 1 | 2 036 | 2 097 | 2 160 |
| AM/T 2 | 2 106 | 2 169 | 2 234 |
| AM/T 3 | 2 177 | 2 243 | 2 310 |
| AM/T 4 | 2 252 | 2 319 | 2 389 |
| Cl A | 2 331 | 2 401 | 2 473 |
| Cl B | 2 420 | 2 492 | 2 567 |
| C2A | 2 593 | 2 671 | 2 751 |
| C2 B | 2 785 | 2 869 | 2 955 |
| C3A | 3 083 | 3 175 | 3 271 |
| C3 B | 3 475 | ||
| C4 | |||
| C5 |
4.2. Barème des minima à l'ancienneté annuels
(En euros.)
| Cat. | Minima après 5 ans d'ancienneté au 1er juin 2026 | Minima après 10 ans d'ancienneté au 1er juin 2026 | Minima après 15 ans d'ancienneté au 1er juin 2026 |
|---|---|---|---|
| E4 | |||
| E5 | 25 255 | 26 013 | 26 793 |
| E6 | 25 458 | 26 222 | 27 009 |
| E7 | 25 661 | 26 431 | 27 224 |
| E8 | 25 864 | 26 640 | 27 439 |
| E9 | 26 067 | 26 849 | 27 654 |
| AM/T 1 | 26 472 | 27 266 | 28 084 |
| AM/T 2 | 27 374 | 28 196 | 29 042 |
| AM/T 3 | 28 304 | 29 153 | 30 028 |
| AM/T 4 | 29 275 | 30 153 | 31 058 |
| Cl A | 30 302 | 31 211 | 32 148 |
| Cl B | 31 458 | 32 402 | 33 374 |
| C2A | 33 714 | 34 725 | 35 767 |
| C2 B | 36 207 | 37 293 | 38 412 |
| C3A | 40 078 | 41 280 | 42 519 |
| C3 B | 45 175 | ||
| C4 | |||
| C5 |
Pour l'application de l'article L. 2261-23-1 du code du travail, les partenaires sociaux rappellent qu'un avenant portant sur les salaires minimaux conventionnels applicables aux salariés de la branche n'a pas à comporter les stipulations spécifiques mentionnées à l'article L. 2232-10-1 du code du travail.
En effet, ceux-ci doivent s'appliquer quelle que soit la taille de l'entreprise.
Le présent avenant entrera en vigueur le 1er juin 2026.
En cas de mise en œuvre effective de l'avenant sur la paie du mois de juillet 2026, ses dispositions s'appliqueront de manière rétroactive à compter du 1er juin 2026.
Les parties s'engagent à respecter cette échéance et à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir l'application rétroactive des dispositions de l'avenant, le cas échéant.
Sur la période de mise en application des présentes dispositions, les parties sont convenues qu'elles reprendront les discussions sur les minima conventionnels dans les deux mois calendaires suivant toute nouvelle augmentation du Smic.
Les accords d'entreprise ou d'établissement conclus dans les entreprises ou les établissements entrant dans le champ d'application du présent avenant ne peuvent pas y déroger, sauf s'ils prévoient des dispositions plus favorables.
(1) L'article 8, en ce qu'il donne un caractère impératif au présent accord, est étendu sous réserve de l'application des articles L. 2253-1 à L. 2253-3 du code du travail tels qu'interprétés par les décisions du Conseil d'Etat du 7 octobre 2021 (n° 433053) et du 13 décembre 2021 (n° 433232) aux termes desquelles si la branche peut imposer aux entreprises, en matière de salaires minima hiérarchiques, un montant minimal en faisant appel à des primes pour atteindre ce montant, les entreprises conservent pour autant une autonomie notable puisqu'elles sont libres de fixer la structure de la rémunération permettant d'atteindre ce montant minimal.
(Arrêté du 7 septembre 2026 - art. 1)
Le présent avenant obéit aux mêmes dispositions en matière de durée, de dénonciation et de révision que la convention collective (art. 2 de la convention collective nationale de l'édition de livres IDCC 2121).
Conformément à la législation en vigueur, dès lors qu'il n'aurait pas fait l'objet d'une opposition régulièrement exercée par les organisations syndicales représentatives, le présent avenant fera l'objet d'un dépôt et d'une demande d'extension.
Les modalités du présent avenant sont applicables au plus tard le 31 juillet 2026 (soit sur les paies de juillet 2026), aux entreprises adhérentes au Syndicat national de l'édition, signataire de cet avenant. Elles le seront aux entreprises couvertes par la convention collective de l'édition et non adhérentes au Syndicat national de l'édition un jour franc suivant la publication de l'arrêté d'extension au Journal officiel.
Dans le cadre des obligations annuelles de négociations sur les minima conventionnels de branche et dans un contexte économique difficile dans le secteur du livre, les partenaires sociaux se sont régulièrement rencontrés pour faire évoluer les barèmes de rémunérations minimales.
Avec l'augmentation du Smic le 1er janvier 2026 les partenaires sociaux ont entamé le 24 février 2026, des discussions afin d'augmenter les minima conventionnels. Les discussions se sont poursuivies le 23 mars, le 13 avril et le 30 avril 2026. Proche d'un accord, les parties à la négociation ont privilégié de poursuivre les discussions afin de prendre également en considération une nouvelle augmentation du Smic annoncée pour le 1er juin 2026. Trois réunions supplémentaires ont été nécessaires (26 mai, 8 juin et 16 juin 2026) pour permettre d'adopter les modifications suivantes à la convention collective nationale de l'édition du 14 janvier 2000.