Article 1er — Champ d'application
Texte officiel · en vigueur depuis le 20 juillet 2018Le champ d'application du présent avenant est celui de la convention collective nationale de l'édition (IDCC 2121).
En vigueur · signé le 20 juillet 2018 · effet au 20 juillet 2018 · Étendu par arrêté du 5 juin 2019 (JORF du 12 juin 2019)
Rattaché à la convention collective Édition (IDCC 2121).
Source : Légifrance (DILA), base KALI, réutilisée sous Licence Ouverte 2.0. Dernière mise à jour : 11 octobre 2026. Ce texte n'a pas de valeur officielle ; seule la version publiée sur Légifrance fait foi. Voir la convention sur Légifrance
Le champ d'application du présent avenant est celui de la convention collective nationale de l'édition (IDCC 2121).
1. Minima mensuels et minima annuels
Un salarié ne peut percevoir au cours de l'année moins que le cumul des salaires minima de la catégorie à laquelle il appartient, multiplié par 13 et divisé par 12. Dans le cas d'une année incomplète, la garantie sera constituée au prorata par le cumul des minima de la période, multiplié par 13 et divisé par 12.
La garantie des appointements annuels bénéficie, au prorata de leur temps de présence dans l'entreprise, aux seuls salariés justifiant d'au moins 3 mois d'activité dans cette entreprise.
2. Éléments de rémunération
Le salaire brut réel comparé au barème est constitué par l'ensemble des éléments de rémunération, fixes ou variables, tels qu'ils sont reconnus par l'administration fiscale, au titre des traitements et salaires, à l'exception :
– des primes de langue et de sous-sol prévues à la convention collective ;
– des primes à caractère exceptionnel liées à des conditions particulières, exceptionnelles ou inhabituelles d'exercice des fonctions, et qui cessent d'être payées lorsque des conditions prennent fin, sans que leur durée puisse excéder 3 mois ;
– des primes résultant des accords de participation et d'intéressement ;
– des majorations de salaires pour heures supplémentaires et pour le travail du dimanche et des jours fériés, ainsi que leur incidence sur les congés payés ;
– des remboursements de frais ;
– des primes de transport ;
– de l'indemnité de fin de contrat à durée déterminée.
Les salaires minima garantis correspondent à une activité à temps plein, soit 35 heures hebdomadaires, ou son équivalent mensuel ou annuel. Les valeurs sont réduites au pro rata temporis en cas de survenance en cours d'année ou en cours de mois d'une entrée en fonction, en cas d'activité à temps partiel, en cas de départ de l'entreprise ou de suspension du contrat de travail.
(1) Compte tenu du nouvel ordonnancement des niveaux de négociation issu de l'ordonnance n° 2017-1385 du 22 septembre 2017, article étendu sous réserve de l'application de l'article L. 2253-3 du code du travail. En effet, dès lors que la rémunération minimale garantie comporte une assiette qui intègre des compléments de salaires (primes, majorations) et qu'elle constitue un montant minimum qui s'impose, les stipulations conventionnelles de branche ne peuvent avoir pour objet et légalement pour effet de faire obstacle à la conclusion d'accords d'entreprise sur le fondement des dispositions de l'article L. 2253-3 du code du travail et dans les domaines tels que définis par ces mêmes dispositions.
(Arrêté du 5 juin 2019 - art. 1)
Les salaires minima garantis prévus par la convention collective nationale de l'édition sont revalorisés suivant les barèmes figurant aux tableaux en annexe 1 au présent avenant. Cette revalorisation produira des effets sur les salaires réels uniquement dans le cas où ceux-ci seraient inférieurs aux minima ainsi déterminés. La revalorisation interviendra au 1er septembre 2018.
(1) Compte tenu du nouvel ordonnancement des niveaux de négociation issu de l'ordonnance n° 2017-1385 du 22 septembre 2017, article étendu sous réserve de l'application de l'article L. 2253-3 du code du travail. En effet, dès lors que la rémunération minimale garantie comporte une assiette qui intègre des compléments de salaires (primes, majorations) et qu'elle constitue un montant minimum qui s'impose, les stipulations conventionnelles de branche ne peuvent avoir pour objet et légalement pour effet de faire obstacle à la conclusion d'accords d'entreprise sur le fondement des dispositions de l'article L. 2253-3 du code du travail et dans les domaines tels que définis par ces mêmes dispositions.
(Arrêté du 5 juin 2019 - art. 1)
1. Suppression du barème des salaires minima après 1 an
Le barème des salaires minima après 1 an est supprimé. Cette suppression s'effectuera en 1 fois et sera effective à compter de la signature du présent avenant.
La grille des salaires minima avant 1 an devient la grille de référence des minima conventionnels des seuils d'entrée.
2. Fusion des catégories agents de maitrise et techniciens
La catégorie agents de maîtrise et la catégorie techniciens sont fusionnées.
En conséquence :
– toute nouvelle embauche à compter de la signature du présent accord se fera sur la base de la catégorie AM/T et des salaires minima y afférents ;
– pour tous les salariés en poste et positionnés sur les niveaux de classifications agents de maîtrise, les valeurs de la grille agents de maîtrise seront majorées chaque année pour atteindre progressivement le niveau de la grille des techniciens.
Les accords d'entreprise ou d'établissement conclus dans les entreprises ou établissement entrant dans le champ d'application du présent avenant ne peuvent pas y déroger, sauf s'ils prévoient des dispositions plus favorables.
(1) Compte tenu du nouvel ordonnancement des niveaux de négociation issu de l'ordonnance n° 2017-1385 du 22 septembre 2017, article exclu de l'extension. En effet dès lors que les stipulations conventionnelles de branche visent une rémunération minimale garantie comportant une assiette qui intègre des compléments de salaires et qu'elles disposent qu'on ne peut y déroger que dans un sens plus favorable, celles-ci ne peuvent avoir pour objet et légalement pour effet de faire obstacle à la conclusion d'accords d'entreprise sur le fondement des dispositions de l'article L. 2253-3 du code du travail et dans les domaines tels que définis par ces mêmes dispositions.
(Arrêté du 5 juin 2019 - art. 1)
Le présent avenant obéit aux mêmes dispositions en matière de durée, de dénonciation et de révision que la convention collective (art. 2 de la convention collective nationale de l'édition).
Conformément à la législation en vigueur, dès lors qu'il n'aurait pas fait l'objet d'une opposition régulièrement exercée par les organisations syndicales représentatives, le présent avenant fera l'objet d'un dépôt et d'une demande d'extension.
Les modalités du présent avenant sont applicables, dès sa signature, aux entreprises adhérentes au syndicat national de l'édition, signataire de cet avenant. Elles le seront aux entreprises couvertes par la convention collective de l'édition et non adhérentes au syndicat national de l'édition un jour franc suivant la publication de l'arrêté d'extension au Journal officiel.
Conformément à l'article L. 2241-1 du code du travail, le syndicat national de l'édition et les organisations syndicales représentatives des salariés se sont réunies dès le 18 novembre 2016 afin d'engager des négociations salariales.
Les parties signataires rappellent que, les négociations 2015 et 2016 n'ayant pas abouti, elles conviennent de l'importance de trouver un accord sur l'augmentation des minima conventionnels et de revaloriser les salaires minima au 1er septembre 2018.
Après 10 réunions de négociations (18 novembre 2016, 24 février 2017, 31 mars 2017, 21 avril 2017, 31 mai 2017, 5 juillet 2017, 29 septembre 2017, 14 novembre 2017, 12 janvier 2018 et 25 mai 2018) et des propositions des parties en présence, les parties ont donc adopté les modifications suivantes à la convention collective nationale de l'édition du 14 janvier 2000 :
Annexe 1
Barèmes minima mensuels au 1er septembre 2018 avec minima d'ancienneté (1)
(En euros.)
| Cat. | Minima seuil d'entrée |
Minima après 5 ans d'ancienneté + 4 % sur les minima seuil d'entrée |
Minima après 10 ans d'ancienneté + 7 % sur les minima seuil d'entrée |
Minima après 15 ans d'ancienneté + 10 % sur les minima seuil d'entrée |
|---|---|---|---|---|
| E4 | 1 499 | 1 559 | 1 604 | 1 649 |
| E5 | 1 504 | 1 564 | 1 609 | 1 654 |
| E6 | 1 509 | 1 569 | 1 615 | 1 660 |
| E7 | 1 515 | 1 576 | 1 621 | 1 667 |
| E8 | 1 519 | 1 580 | 1 625 | 1 671 |
| E9 | 1 536 | 1 598 | 1 644 | 1 690 |
| AM/ T1 | 1 561 | 1 624 | 1 671 | 1 718 |
| AM/ T2 | 1 695 | 1 763 | 1 813 | 1 864 |
| AM/ T3 | 1 826 | 1 899 | 1 954 | 2 009 |
| AM/ T4 | 1 881 | 1 956 | 2 012 | 2 069 |
| AM1 | 1 557 | 1 619 | 1 666 | 1 713 |
| AM2 | 1 707 | 1 775 | 1 826 | 1 877 |
| AM3 | 1 804 | 1 876 | 1 930 | 1 984 |
| AM4 | 1 875 | 1 950 | 2 006 | 2 063 |
| C1 A | 1 927 | 2 004 | 2 062 | 2 120 |
| C1 B | 2 027 | 2 108 | 2 169 | 2 230 |
| C2 A | 2 181 | 2 268 | 2 333 | 2 399 |
| C2 B | 2 335 | 2 428 | 2 498 | 2 568 |
| C2 C | 2 466 | 2 565 | 2 639 | 2 713 |
| C3 A | 2 601 | 2 705 | 2 783 | 2 861 |
| C3 B | 2 931 | 3 048 | ||
| C3 C | 3 043 | |||
| C4 | 3 200 | |||
| C5 | 3 462 |
Barèmes minima annuels au 1er septembre 2018 avec minima d'ancienneté
(En euros.)
| Cat. | Minima seuil d'entrée |
Minima après 5 ans d'ancienneté + 4 % sur les minima seuil d'entrée |
Minima après 10 ans d'ancienneté + 7 % sur les minima seuil d'entrée |
Minima après 15 ans d'ancienneté + 10 % sur les minima seuil d'entrée |
|---|---|---|---|---|
| E4 | 19 487 | 20 266 | 20 851 | 21 436 |
| E5 | 19 552 | 20 334 | 20 921 | 21 507 |
| E6 | 19 617 | 20 402 | 20 990 | 21 579 |
| E7 | 19 695 | 20 483 | 21 074 | 21 665 |
| E8 | 19 747 | 20 537 | 21 129 | 21 722 |
| E9 | 19 971 | 20 770 | 21 369 | 21 968 |
| AM/ T1 | 20 299 | 21 111 | 21 720 | 22 329 |
| AM/ T2 | 22 032 | 22 913 | 23 574 | 24 235 |
| AM/ T3 | 23 739 | 24 689 | 25 401 | 26 113 |
| AM/ T4 | 24 448 | 25 426 | 26 159 | 26 893 |
| AM1 | 20 239 | 21 049 | 21 656 | 22 263 |
| AM2 | 22 185 | 23 072 | 23 738 | 24 404 |
| AM3 | 23 450 | 24 388 | 25 092 | 25 795 |
| AM4 | 24 376 | 25 351 | 26 082 | 26 814 |
| C1 A | 25 050 | 26 052 | 26 804 | 27 555 |
| C1 B | 26 350 | 27 404 | 28 195 | 28 985 |
| C2 A | 28 350 | 29 484 | 30 335 | 31 185 |
| C2 B | 30 350 | 31 564 | 32 475 | 33 385 |
| C2 C | 32 060 | 33 342 | 34 304 | 35 266 |
| C3 A | 33 810 | 35 162 | 36 177 | 37 191 |
| C3 B | 38 100 | 39 624 | ||
| C3 C | 39 560 | |||
| C4 | 41 600 | |||
| C5 | 45 000 |
(1) La grille des salaires minima mensuels est étendue sous réserve de l'application des dispositions règlementaires portant fixation du salaire minimum interprofessionnel de croissance.
(Arrêté du 5 juin 2019 - art. 1)