Fiche de paie Éleveur : salaire, primes et spécificités
L'éleveur salarié travaille dans une exploitation d'élevage (bovins, ovins, caprins, porcins, volailles, équins) où il assure les soins quotidiens aux animaux et la gestion technique du troupeau. Ses missions comprennent l'alimentation des animaux (distribution de fourrages, concentrés, compléments), la surveillance sanitaire (détection des maladies, soins courants, administration de traitements sous contrôle vétérinaire), la traite (en élevage laitier, matin et soir), le suivi de la reproduction (détection des chaleurs, insémination, surveillance des mises bas), l'entretien des bâtiments d'élevage (paillage, curage, nettoyage), la conduite et l'entretien des clôtures pour le pâturage, et la gestion des stocks de fourrage et d'aliments. En élevage laitier, il participe également au contrôle de la qualité du lait et à la traçabilité des animaux.
En 2026, le salaire brut mensuel d'un éleveur salarié varie de 1 823 euros (SMIC) pour un agent d'élevage débutant à environ 2 400 euros brut pour un chef d'élevage expérimenté ou un responsable de troupeau laitier. Le salaire médian se situe autour de 1 950 euros brut. La rémunération est encadrée par la convention collective de la production agricole (IDCC 7024) ou les conventions départementales d'élevage. Les horaires sont contraignants, en particulier en élevage laitier où la traite impose deux interventions quotidiennes (matin tôt et fin d'après-midi), y compris les week-ends et jours fériés. Les astreintes pour la surveillance des animaux (vêlages, agnelages) sont fréquentes et compensées. Le logement sur l'exploitation est courant et constitue un avantage en nature.
L'éleveur salarié relève du régime social agricole (MSA). L'accès au métier se fait par le CAPA métiers de l'agriculture spécialité élevage, le Bac pro conduite et gestion de l'entreprise agricole (CGEA) ou le BTS productions animales. Les compétences en zootechnie, en alimentation animale, en reproduction et en santé animale sont fondamentales. Le certificat d'aptitude aux fonctions d'inséminateur est un atout en élevage bovin. La conduite d'engins agricoles (tracteur, mélangeuse, pailleuse) est une compétence quotidienne. Le métier est en forte tension avec un besoin permanent de main-d'oeuvre qualifiée dans toutes les filières d'élevage.
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Simuler la fiche de paie d'un ÉleveurConvention collective du métier Éleveur
Les salariés exerçant en tant que Éleveur relèvent généralement de la convention collective Convention collective nationale de la production agricole et des CUMA (IDCC 7024) . Cette convention définit les minima salariaux, les classifications, les conditions d'ancienneté et les avantages spécifiques au secteur.
Grille de salaire Éleveur 2026
| Niveau | Brut mensuel | Net estimé |
|---|---|---|
| Agent d'élevage débutant niveau I-II | 1 823 € | 1 443 € |
| Ouvrier d'élevage qualifié niveau III (3-5 ans) | 1 950 € | 1 545 € |
| Ouvrier hautement qualifié niveau IV (5-10 ans) | 2 150 € | 1 700 € |
| Chef d'élevage / responsable de troupeau (10+ ans) | 2 400 € | 1 900 € |
Spécificités de la paie Éleveur
Primes
- Indemnité d'astreinte : gardes pour surveillance des animaux
- Heures supplémentaires : 25 % puis 50 % (régime légal)
- Prime d'ancienneté : selon grille conventionnelle
Indemnités
- Avantage en nature logement : fréquent si logé sur l'exploitation
- Avantage en nature nourriture : produits de la ferme (évaluation forfaitaire)
- Repos compensateur : pour travail dimanche et jours fériés
Particularités
- Régime social agricole (MSA) avec cotisations spécifiques
- Travail 7j/7 en élevage laitier (traite matin et soir)
- Astreintes fréquentes : vêlages nocturnes, animaux malades
- Métier en forte tension : besoin permanent de main-d'oeuvre qualifiée
Convention collective et classification
Les éleveurs salariés relèvent de la convention collective nationale de la production agricole et des CUMA (IDCC 7024) ou des conventions départementales d'élevage. La classification suit la grille agricole : agent d'élevage (niveau I-II, tâches d'exécution sous directives), ouvrier d'élevage qualifié (niveau III, autonomie sur les soins et la traite), chef d'élevage (niveau IV, responsabilité du troupeau et management d'équipe). Les conventions départementales peuvent prévoir des majorations pour l'élevage laitier (astreinte de traite) et pour les responsabilités sanitaires. Les éleveurs salariés des groupements d'employeurs (GE) ou des services de remplacement relèvent des mêmes conventions avec une flexibilité d'affectation entre plusieurs exploitations.
Spécificités de la fiche de paie
La fiche de paie de l'éleveur relève du régime MSA avec des cotisations agricoles. L'avantage en nature logement figure sur le bulletin si l'éleveur est logé sur l'exploitation (fréquent en élevage laitier pour assurer la présence quotidienne). L'indemnité d'astreinte compense les gardes pour la surveillance des animaux (vêlages nocturnes, animaux malades). Les heures supplémentaires sont majorées au régime légal (25 % puis 50 %). Le travail le dimanche et les jours fériés est la norme en élevage (les animaux doivent être nourris et traits tous les jours) et donne lieu à des repos compensateurs ou des majorations selon la convention. Les avantages en nature nourriture (produits de la ferme) peuvent être évalués forfaitairement.
Formation et évolution professionnelle
Le CAPA métiers de l'agriculture spécialité élevage est la formation de base. Le Bac pro CGEA (conduite et gestion de l'entreprise agricole) option systèmes à dominante élevage est la qualification de référence. Le BTS productions animales et le BTS ACSE (analyse, conduite et stratégie de l'entreprise agricole) ouvrent les postes d'encadrement. Le CS (certificat de spécialisation) en conduite d'élevage laitier, en élevage ovin ou en élevage porcin sont des spécialisations valorisées. L'évolution de carrière mène vers des postes de chef d'élevage, de responsable de troupeau, de technicien de contrôle laitier, de conseiller en élevage (chambre d'agriculture) ou d'exploitant agricole indépendant. L'installation comme éleveur nécessite le diplôme de capacité professionnelle agricole (Bac+2) et l'accès au foncier.
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Créer ma fiche de paieQuestions fréquentes — Fiche de paie Éleveur
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Le salaire médian d'un éleveur salarié est d'environ 1 950 euros brut par mois. Un agent d'élevage débutant perçoit le SMIC (1 823 euros brut). Un chef d'élevage expérimenté peut atteindre 2 400 euros brut. Les indemnités d'astreinte, l'avantage en nature logement et les heures supplémentaires le week-end complètent la rémunération.
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Les éleveurs salariés relèvent de la convention de la production agricole (IDCC 7024) ou des conventions départementales d'élevage. La classification comprend quatre niveaux d'agent d'élevage à chef d'élevage. Le régime MSA s'applique avec des cotisations spécifiques. Les conventions prévoient des dispositions pour les astreintes et le travail dominical.
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Le CAPA spécialité élevage est la base. Le Bac pro CGEA option élevage est la qualification de référence. Le BTS productions animales ouvre l'encadrement. Les compétences en zootechnie, alimentation animale, reproduction et santé animale sont fondamentales. La conduite d'engins agricoles est une compétence quotidienne indispensable.
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Les principales primes sont les indemnités d'astreinte (gardes nocturnes, vêlages), les heures supplémentaires majorées (25 % puis 50 %), l'ancienneté conventionnelle, l'avantage en nature logement (si logé) et les repos compensateurs pour le travail dominical et férié. Les produits de la ferme fournis constituent un avantage en nature nourriture.
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Oui, le travail le week-end est incontournable en élevage : les animaux doivent être nourris, soignés et traits (en laitier) tous les jours sans exception. Un système de roulement avec repos compensateurs est organisé. En élevage laitier, la traite impose deux interventions quotidiennes (5h-7h et 17h-19h), y compris les dimanches et fériés. Les astreintes nocturnes s'ajoutent lors des périodes de mise bas.
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La paie relève du régime MSA avec cotisations agricoles. L'avantage en nature logement et nourriture figurent sur le bulletin si applicables. Les indemnités d'astreinte sont une ligne spécifique. Le travail dominical génère des repos compensateurs ou majorations. Les heures supplémentaires suivent le régime légal. Les CDD saisonniers sont courants pour les périodes intenses.
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L'éleveur salarié est référencé sous le code ROME A1407 (Élevage bovin ou équin) ou A1408 (Élevage d'animaux sauvages ou de compagnie) selon la filière. Le code A1407 couvre les éleveurs bovins, ovins et caprins. La famille ROME associée est A - Agriculture et pêche, espaces naturels et espaces verts, soins aux animaux.
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Utilisez le simulateur gratuit de fiche-paie.fr en sélectionnant la convention production agricole (IDCC 7024), le statut Ouvrier et le salaire brut correspondant à votre niveau. Le simulateur prend en compte les cotisations MSA. Ajoutez les indemnités d'astreinte et l'avantage en nature logement pour un brut total représentatif.
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Cette fiche métier est rédigée à titre informatif uniquement et ne constitue pas une source officielle. Les informations relatives aux salaires, conventions collectives et cotisations sociales sont indicatives et peuvent évoluer. Nous vous invitons à vérifier les données auprès des organismes compétents (France Travail, URSSAF, Légifrance) avant toute application. Signaler une erreur