Fiche de paie Chauffeur VTC : salaire, revenus et spécificités
Le chauffeur VTC (Véhicule de Transport avec Chauffeur) assure le transport de personnes sur réservation, à bord d'un véhicule haut de gamme ou standard. Contrairement au taxi, il ne peut pas prendre de clients dans la rue et travaille exclusivement sur réservation, souvent via des plateformes numériques comme Uber, Bolt ou Marcel, ou en développant sa propre clientèle d'entreprises et de particuliers.
En 2026, environ 92 % des chauffeurs VTC exercent en tant qu'indépendants (micro-entreprise, SASU ou EURL) et ne reçoivent donc pas de fiche de paie au sens classique. Cependant, une part croissante de chauffeurs VTC sont salariés d'entreprises spécialisées dans le transport de personnes et bénéficient alors d'un bulletin de salaire encadré par la convention collective des transports routiers (IDCC 0016). C'est ce cadre salarié que cette fiche détaille.
Pour un chauffeur VTC salarié, le salaire brut se situe entre 1 823 euros (SMIC) et 3 000 euros brut mensuels selon l'employeur, l'expérience et la zone géographique. Le salaire moyen d'un VTC salarié est d'environ 2 100 euros brut par mois, auquel s'ajoutent d'éventuelles commissions sur les courses, des primes de nuit et de week-end. En Île-de-France, les salaires sont supérieurs de 10 à 15 % par rapport à la province en raison de la forte demande.
Pour exercer, le chauffeur VTC doit obtenir la carte professionnelle VTC délivrée par la préfecture après réussite d'un examen portant sur la réglementation du transport, la gestion d'entreprise, la sécurité routière et le français. Le permis B de plus de 3 ans est requis ainsi qu'une attestation d'aptitude médicale. Le métier est classé au code ROME N4102 (Conduite de transport de particuliers). C'est un secteur en pleine expansion, porté par la digitalisation et l'évolution des habitudes de mobilité urbaine.
Calculez le net à partir du brut pour un·e Chauffeur VTC.
Simuler la fiche de paie d'un Chauffeur VTCConvention collective du métier Chauffeur VTC
Les salariés exerçant en tant que Chauffeur VTC relèvent généralement de la convention collective Convention collective nationale des transports routiers et activités auxiliaires du transport (IDCC 0016) . Cette convention définit les minima salariaux, les classifications, les conditions d'ancienneté et les avantages spécifiques au secteur.
Grille de salaire Chauffeur VTC 2026
| Niveau | Brut mensuel | Net estimé |
|---|---|---|
| Débutant (carte VTC) | 1 823 € | 1 422 € |
| Confirmé (3-5 ans) | 2 100 € | 1 638 € |
| Expérimenté / indépendant | 3 000 € | 2 340 € |
Spécificités de la paie Chauffeur VTC
Primes
- Commissions sur courses réalisées (rémunération variable)
- Majoration heures de nuit
- Prime de dimanche et jours fériés
- Prime de week-end
- Bonus performance (selon employeur)
Indemnités
- Indemnités kilométriques (si véhicule personnel)
- Indemnité de carburant ou recharge électrique
- Indemnité de repas (si conditions de travail le justifient)
Particularités
- Carte professionnelle VTC obligatoire (renouvelable tous les 5 ans)
- Distinction salarié vs indépendant (92 % sont indépendants)
- Assurance professionnelle spécifique RC transport de personnes
- Visite médicale d'aptitude obligatoire
- Véhicule aux normes VTC (moins de 6 ans, 4 portes, climatisation)
Rémunération du chauffeur VTC salarié en 2026
Le chauffeur VTC salarié perçoit un salaire fixe mensuel, souvent complété par des commissions sur les courses réalisées et des primes liées aux conditions de travail. En début de carrière, la rémunération se situe autour du SMIC (1 823 euros brut) ou légèrement au-dessus. Avec l'expérience et une bonne connaissance de la clientèle, un VTC salarié confirmé peut atteindre 2 500 à 3 000 euros brut mensuels. Les primes de nuit, de week-end et les commissions sur les services premium (véhicules haut de gamme, transferts aéroport) majorent sensiblement la rémunération. À Paris, les entreprises de VTC proposent des salaires plus attractifs pour faire face à la concurrence des indépendants.
Chauffeur VTC indépendant : revenus et charges
La majorité des chauffeurs VTC exercent en indépendant. Leur chiffre d'affaires mensuel varie de 2 000 à 4 000 euros brut à temps plein, selon la zone géographique et le nombre d'heures travaillées (souvent 50 à 65 heures par semaine). Après déduction des commissions des plateformes (20 à 25 %), du carburant, de l'assurance, de l'entretien du véhicule et des cotisations sociales (22 % en micro-entreprise), le revenu net se situe entre 1 300 et 2 500 euros par mois. Les indépendants ne reçoivent pas de fiche de paie mais doivent déclarer leur chiffre d'affaires et s'acquitter de leurs cotisations auprès de l'URSSAF.
Spécificités de la fiche de paie du VTC salarié
Le bulletin de paie du chauffeur VTC salarié suit le modèle standard avec les cotisations du régime général. Les commissions sur courses apparaissent comme rémunération variable. Les indemnités kilométriques ou de carburant peuvent figurer si le salarié utilise son propre véhicule. La mutuelle obligatoire et la prévoyance de branche transport sont prélevées sur le bulletin. Les heures supplémentaires sont majorées selon les règles classiques (25 % puis 50 %). Le travail de nuit et les jours fériés donnent lieu à des majorations conventionnelles.
Prêt à créer votre fiche de paie ?
Bulletin conforme URSSAF 2026, toutes conventions collectives, téléchargement PDF immédiat.
Créer ma fiche de paieQuestions fréquentes — Fiche de paie Chauffeur VTC
-
Le salaire moyen d'un chauffeur VTC salarié est d'environ 2 100 euros brut par mois en 2026. Un débutant commence autour du SMIC (1 823 euros brut), un profil expérimenté peut atteindre 2 500 à 3 000 euros brut avec les commissions et primes.
-
Non. Environ 92 % des chauffeurs VTC exercent en indépendant (micro-entreprise, SASU, EURL) et ne reçoivent pas de bulletin de paie. Ils perçoivent un chiffre d'affaires dont ils déduisent leurs charges. Seuls les VTC salariés d'une entreprise de transport reçoivent une fiche de paie.
-
Le chauffeur VTC salarié dans une entreprise de transport relève de la convention collective des transports routiers (IDCC 0016). D'autres conventions peuvent s'appliquer selon l'activité de l'employeur (hôtellerie, services aux entreprises).
-
Un chauffeur Uber travaillant à temps plein réalise un chiffre d'affaires de 2 000 à 4 000 euros brut par mois. Après déduction des commissions Uber (25 %), du carburant, de l'assurance et des cotisations sociales, le revenu net se situe entre 1 200 et 2 200 euros par mois.
-
Les principales charges sont les commissions des plateformes (20 à 25 %), le carburant ou la recharge électrique (300 à 600 euros par mois), l'assurance professionnelle, l'entretien du véhicule, la location ou le crédit auto, et les cotisations sociales (22 % en micro-entreprise). Au total, les charges représentent 40 à 60 % du chiffre d'affaires.
-
Il faut réussir l'examen VTC organisé par la CMA (Chambre des Métiers et de l'Artisanat), avoir le permis B depuis plus de 3 ans, obtenir une attestation médicale d'aptitude, et ne pas avoir de casier judiciaire incompatible. L'examen porte sur la réglementation du transport, la gestion, la sécurité routière et le français.
-
Le secteur VTC est en forte croissance mais la concurrence est intense entre les chauffeurs. La demande reste soutenue dans les grandes métropoles (Paris, Lyon, Marseille) et les zones aéroportuaires. Les entreprises de transport salariant des VTC recrutent activement face à la forte demande de mobilité.
-
Le VTC travaille exclusivement sur réservation alors que le taxi peut prendre des clients dans la rue et aux stations. Le taxi nécessite une licence coûteuse (parfois plus de 100 000 euros), le VTC une carte professionnelle. Les tarifs taxi sont réglementés, ceux du VTC sont libres. La fiche de paie d'un taxi salarié et d'un VTC salarié suivent les mêmes principes sous la convention transport.
Métiers similaires
Cette fiche métier est rédigée à titre informatif uniquement et ne constitue pas une source officielle. Les informations relatives aux salaires, conventions collectives et cotisations sociales sont indicatives et peuvent évoluer. Nous vous invitons à vérifier les données auprès des organismes compétents (France Travail, URSSAF, Légifrance) avant toute application. Signaler une erreur