7.1. Les dispositions de la convention collective nationale des organismes publics et coopératifs de l'habitat social sont modifiées concernant l'entretien de parcours professionnel issu de la loi n° 2025-989 du 24 octobre 2025.
En conséquence, les références à « l'entretien professionnel » au sein de la convention collective nationale des organismes publics et coopératifs de l'habitat social sont ainsi remplacées par « l'entretien de parcours professionnel ».
7.2. Les dispositions de l'article 2 intitulé « Entretien professionnel » du point IV du sous-chapitre I « La formation professionnelle » du chapitre VIII « La formation professionnelle et la formation syndicale » sont modifiées et remplacées, dans leur intégralité, par les dispositions suivantes :
« Article 2
Entretien de parcours professionnel
2.1. Dans le respect des dispositions de l'article L. 6315-1 du code du travail, chaque salarié doit bénéficier d'un entretien professionnel, réalisé au cours de la 1re année de son embauche, puis tous les quatre ans, puis d'un entretien bilan à huit ans.
L'entretien de parcours professionnel est consacré :
– aux compétences du salarié et aux qualifications mobilisées et leurs évolutions ;
– sa situation et son parcours professionnel ;
– ses besoins de formation ;
– ses souhaits d'évolution professionnelle ;
– à l'activation de son compte personnel de formation et au conseil en évolution professionnelle.
À la demande expresse du salarié qui dispose d'un projet professionnel particulier, la périodicité de l'entretien peut être réduite à deux ans.
Chaque entretien de parcours professionnel donne lieu à une formalisation écrite (papier ou numérique) remise ou accessible numériquement au salarié.
Il est systématiquement proposé au salarié qui reprend son activité à l'issue d'un congé de maternité, d'un congé supplémentaire de naissance, d'un congé parental d'éducation, d'un congé de proche aidant, d'un congé d'adoption, d'un congé sabbatique, d'une période de mobilité volontaire sécurisée, d'une période d'activité à temps partiel, d'un arrêt longue maladie ou à l'issue d'un mandat syndical, si le salarié n'a bénéficié d'aucun entretien de parcours professionnel au cours des 12 mois précédant sa reprise d'activité. À la demande du salarié, cet entretien peut avoir lieu à une date antérieure à la reprise de poste.
2.2. Tous les huit ans, lors de l'entretien de parcours professionnel, employeur et salarié font un état des lieux récapitulatif du parcours professionnel du salarié au sein de l'organisme.
Cet état des lieux, qui donne lieu à la rédaction d'un document écrit dont une copie est remise au salarié, permet de vérifier que le salarié a bénéficié au cours des huit dernières années des entretiens de parcours professionnels prévus par le présent article et d'apprécier s'il a :
– suivi au moins une action de formation ;
– acquis des éléments de certification par la formation ou par la validation des acquis de l'expérience ;
– bénéficié d'une progression salariale ou professionnelle.
Dans les organismes d'au moins cinquante salariés, lorsque, au cours de ces huit années, le salarié n'a pas bénéficié des entretiens prévus et d'au moins une formation autre que les formations obligatoires mentionnées à l'article L. 6321-2 du code du travail, c'est-à-dire qui conditionne l'exercice d'une activité ou d'une fonction en application de la règlementation en vigueur, son compte personnel est abondé dans les conditions fixées par la loi.
L'entretien de parcours professionnel est un outil stratégique pour identifier les perspectives d'évolution professionnelle envisageables pour les salariés, les besoins en compétences de l'organisation et les actions à mettre en œuvre.
À l'occasion de l'entretien de parcours professionnel, l'employeur informe le salarié, en amont ou à l'occasion de cet entretien, de la possibilité de recourir à des services de conseil en évolution professionnelle. Le conseil en évolution professionnelle prend la forme d'une offre de services gratuite, accessible (via le site internet https://mon-cep.org/) à tout actif indépendamment de son âge, de son secteur d'activité, de son statut et de sa qualification.
2.3. L'employeur réalise dans un délai de deux mois à compter de la visite médicale de mi-carrière, un entretien de parcours professionnel. Il est précisé que l'employeur n'a pas accès aux données de santé du salarié.
Les mesures proposées, le cas échéant, par le médecin du travail en application de l'article L. 4624-3 du code du travail sont évoquées au cours de cet entretien.
Aussi, outre les sujets mentionnés dans les paragraphes ci-dessus, sont abordés au cours de cet entretien, s'il y a lieu, l'adaptation ou l'aménagement des missions et du poste de travail, la prévention des situations d'usure professionnelle, les besoins en formation et les éventuels souhaits de mobilité ou de reconversion professionnelle du salarié.
Cet entretien donne lieu à la rédaction d'un document écrit dont une copie est remise au salarié. Il récapitule sous forme de bilan, l'ensemble des éléments abordés dans le cadre de l'entretien faisant suite à la visite médicale de mi-carrière du salarié.
2.4. Lors du premier entretien de parcours professionnel qui intervient au cours des deux années précédant le soixantième anniversaire du salarié, sont abordées en plus des sujets précités, les conditions de maintien dans l'emploi et les possibilités d'aménagements de fin de carrière, notamment les possibilités de passage au temps partiel ou de retraite progressive. »
7.3. Les dispositions de la convention collective nationale des organismes publics et coopératifs de l'habitat social sont également modifiées pour tenir compte de la suppression du dispositif de reconversion ou promotion par l'alternance, également dénommé « PRO-A » par la loi n° 2025-989 du 24 octobre 2025.
Ainsi, les références au dispositif de « reconversion ou promotion par alternance » ou « PRO-A » sont supprimées au sein de la convention collective nationale des organismes publics et coopératifs de l'habitat social.